2E guerre mondiale

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  • Publié le : 8 mai 2011
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J’ai été fait prisonnier après l’Armistice, au sommet du DONON dans les Vosges, le 27 juin 1940, avec le 43eme corps d’armée du Général LESCANE (environ 20.000 officiers et soldats, soit toutes lestroupes qui occupaient la ligne Maginot entre Bitche et Niederbronn). Les Allemands avaient remis à chaque officier une copie de la convention de reddition stipulant que nous serions libérés àStrasbourg. J’ai, bien entendu, cherché à savoir s’il y avait une possibilité de m’évader, d’autant plus facile, en apparence, que j’étais en pays ami et parlais aussi bien l’allemand que le français.

Aplusieurs reprises, je suis allé en reconnaissance dans les environs, jusqu’aux avant-postes allemands. Les troupes allemandes qui nous encerclaient étaient d’environ 100.000 hommes. Pendant notremarche à pied du Donon à Strasbourg -voir annexe 1- j’ai pu constater que toute la région fourmillait de soldats allemands. Sur toute la route, des sentinelles armées étaient postées de 50 à 100 m jusqu’àStrasbourg - trajet de quelques 50 kilomètres - il n’y eut aucune évasion possible.

Au Donon, nous étions constamment survolés par des avions ennemis. Il m’aurait fallu des vêtements civils et uneferme pour me cacher pendant quelque temps. Cela n’existait pas. Nous vivions dans les forêts et il pleuvait souvent. D’ailleurs, le commandement français qui était en pourparlers avec les Allemands,et qui s’était laissé bêtement abuser, interdisait formellement aux officiers de se séparer de la troupe. Il fallait "rester groupés", la convention de reddition en préparation, stipulant que lesofficiers garderaient leurs bagages, comme "division libre" (Freie Division), que nous serions libérés "selon les règles", à Strasbourg à condition de nous y rendre en ‘unités constituées’.

Dans lanuit au 25 au 26 juin (après l’armistice), le Colonel Bourgeois du 154è R.I.F. a décidé de brûler le drapeau de notre régiment. J’y ai découpé un petit morceau de soie rouge que j’ai pu conserver...
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