Albert camus

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  • Publié le : 23 juin 2010
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L'enchaînement est un phénomène qui consiste à lier le son consonantique final d'un mot au son vocalique initial du mot qui le suit, ce qui donne une impression de fluidité dans le discours. Dans le phénomène de l'enchaînement, et à l'inverse de la liaison, les consonnes finales sont toujours prononcées même si les mots suivants débutent par une consonne.
Énoncé : « Elle arrête unvoleur » ( transcription phonétique : [ɛlaʁɛtɛ̃volœʁ]. L'énoncé comporte deux enchaînements : entre les sons [l] et [a], et entre les sons [t] et [ɛ̃].
La liaison consiste en l'insertion d'une consonne entre un mot à finale vocalique et un mot à initiale vocalique. En d'autres termes, il s'agit du fait qu'on prononce une consonne finale, normalement muette dans un mot pris isolément, si le motsuivant commence par une voyelle.
La consonne de liaison est liée à l'histoire de la langue : c'est une consonne finale qui s'est normalement amuïe mais qui continue à être prononcée devant une voyelle initiale.
[pic]Réalisation des liaisons
La consonne finale écrite et muette de certains mots dans certains contextes syntaxiques peut être prononcée devant la voyelle initiale du motsuivant.
✓ -c = [k] : croc de boucher = [kʁo də buʃe] ~ croc-en-jambe = [kʁɔk‿ɑ̃ ʒɑ̃b] (dans quelques locutions figées seulement)
✓ -d = [t] : grand roi = [gʁɑ̃ ʁwa] ~ grand homme = [gʁɑ̃t‿ɔm]
✓ -g = [k] : sang neuf = [sɑ̃ nœf] ~ sang impur = [sɑ̃k‿ɛ̃pyʁ] (prononciation vieillie, sortant d'usage sauf dans quelques locutions figées)
✓ -p = [p] : trop grand = [tʁo gʁɑ̃] ~ tropaimable = [tʁop‿ɛmabl]
✓ -r = [ʁ] : premier fils = [pʁəmje fis] ~ premier enfant = [pʁəmjeʁ‿ɑ̃fɑ̃]
✓ -s = [z] : deux cents francs = [dø sɑ̃ frɑ̃ ] ~ deux cents euros = [dø sɑ̃ z‿øro]
✓ -t = [t] : pot de terre = [po də tɛʁ] ~ pot-au-feu = [pot‿o fø]
✓ -x = [z] : six bébés = [si bebe] ~ six adultes [siz‿adylt].
Quand la finale est une voyelle nasale (-an, -en, -in, -ein, -un,-on, etc.), le -n se fait entendre tandis que la voyelle nasale se dénasalise le plus souvent :
✓ avec dénasalisation : bon repas = [bɔ̃ ʁəpa] ~ bon appétit [bɔn‿apeti], certain collègue = [sɛʁtɛ̃ kɔlɛg] ~ certain ami [sɛʁtɛn‿ami] ;
✓ sans dénasalisation : est concerné un petit nombre de mots comme aucun, bien, en, on, rien, un et, selon les locuteurs, non ainsi que les possessifs (mon,ton, son) ː aucun chat = [okœ̃ ʃa] ~ aucun être [okœ̃n‿ɛtʁ], mon petit [mɔ̃ pəti] ~ mon enfant [mɔn‿ ɑ̃fɑ̃] ou [mɔ̃n‿ ɑ̃fɑ̃] (dans ces derniers cas, des réalisations dénasalisées se rencontrent aussi)[1].
Types de liaisons
On peut grossièrement définir trois types de liaisons en français[]. La liaison intervient entre des mots fortement liés grammaticalement dotés d'un seul accenttonique de groupe. On distingue : la liaison obligatoire, la liaison facultative, la liaison impossible (disjonction).
Liaison obligatoire : on sentira comme une erreur de prononciation (et non comme une liberté prise par rapport à la norme) l'omission d'une telle liaison, quel que soit le registre de langue (de la langue soutenue à la langue vulgaire). La liaison est obligatoire :
✓entre le déterminant et son nom, le nom et l'adjectif qui le précède : un enfant, les enfants, petits enfants, tout homme, deux ours, vingt euros
✓ entre le pronom personnel (ainsi que on, en et y) et son verbe, ainsi que l'inverse : nous avons, elles aiment, on ouvre, ont-ils, prends-en, allons-y[]
✓ dans certains mots composés et locutions figées plus ou moins lexicalisées :non-agression, États-Unis, pied-à-terre, petit à petit, de temps en temps, premier avril.
Liaison facultative : s'il existe des liaisons réellement obligatoires, d'autres ne sont « obligatoires » que dans la langue soutenue.
De façon générale, le nombre de liaisons tend à augmenter au fur et à mesure que le style oral devient plus recherché. Voici quelques-unes de ces liaisons facultatives...
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