Analyse de culture

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 19 (4696 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 11 janvier 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Analyse de la notion de CULTURE

1 : l’inné et l’acquis
a : avoir 46 chromosomes réunis en deux paires de 23 ; disposer des éléments physiologiques (le larynx, les cordes vocales etc.) permettant de produire des sons articulés, et donc de parler), se maintenir en vie en mangeant et en buvant etc. , voici autant d’exemples de réalités innées. Nous n’en disposons pas au terme d’un apprentissagemais parce que la nature nous en a doté.
Inversement, s’habiller d’une manière « classique » ou extravertie, parler en français ou en anglais, reconnaître les qualités gustatives d’un grand vin et pouvoir les relater, voici autant de comportements acquis. On ne nous les aurait pas transmis, et nous n’aurions pas faire l’effort de les apprendre, nous n’en disposerions pas
b : la culture, en unpremier sens, relève de ces acquis, et se distingue donc très nettement de ce qui est vraiment naturel. Nous ne sommes donc pas cultivés par nos dons, qui, au sens strict du terme, correspondent à ce qui nous est donné génétiquement par la nature, mais par ces acquis que nous nous sommes efforcés d’assimiler.
c : La culture est donc, conformément à cette première approche, très nettement du côté del’éducation. Elle s’oppose à la transmission héréditaire par laquelle nous recevons nos dispositions innées. On voit déjà que l’absence d’éducation condamnera celui qui en est affecté à un déficit de culture et, réciproquement, que la finalité de l’éducation n’est pas simplement de transmettre des connaissances mais de cultiver l’être qu’on éduque.
d : on peut cependant déjà relever l’un desprincipaux problèmes soulevés par l’analyse de la notion de culture. Il concerne la fausse simplicité que nous avons le plus souvent à propos de la démarcation supposée de l’acquis et de l’inné. Puisque tout oppose ces deux notions (l’une est éducable, l’autre héréditaire), nous croyons qu’il est très facile de les séparer. Or ce n’est pas du tout le cas ! Que l’on considère la virtuosité aveclaquelle un soliste (de musique, de théâtre etc.) exécute sa partition, ou la performance d’un sportif. Quelle est la part de don naturel et celle d’acquisition fastidieuse ? Impossible de le savoir, tant ces deux aspects s’entremêlent dès notre naissance.

Cela s’éclaire notamment par le deuxième critère permettant de cerner ce qu’est la culture.

2 : l’acquis extérieur et l’acquis intérioriséa : ne considérons plus maintenant que des choses dont nous sommes sûrs qu’elle relèvent d’acquisition. Par exemple : l’apprentissage d’une langue ou d’une danse.
Commençons par ce qu’on appelle la « langue maternelle ». Il s’agit de celle que nous avons entendue dès notre naissance, dont la fréquentation assidue nous à a ce point accompagnés que nous « baignons » dedans d’une manière fusionnelle, àla façon du fœtus ne faisant qu’un avec le corps maternel. Tous ces mots, ces tournures, ces idiomatismes (formules typiques d’une langue), nous les avons intériorisés parfois sans y prendre garde (même si l’apprentissage de la grammaire ne fait pas de mal…). A l’opposé, quand nous apprenons une autre langue, étrangère, aussi performants que nous puissions devenir dans sa pratique, nous auronstoujours le sentiment qu’elle nous reste plus extérieure. Cela montre bien que certains acquis nous restent extérieurs tandis que d’autres ont été si intériorisés que nous les vivons comme une « seconde nature ». Ils n’ont pourtant rien de naturel au sens où c’est l’éducation qui nous les a transmis, mais leur réception fut si pénétrante qu’ils nous imprègnent intimement. C’est à ces acquisintériorisés, vécus comme une seconde nature, que nous décernerons une valeur culturelle.
On peut l’appliquer à l’exemple de la pratique d’une danse, que nous pouvons d’abord faire comme un exercice physique, un hobby, une curiosité folklorique. Dans ce dernier cas, il peut nous arriver, voyant ce qui se passe dans un pays étranger visité, que nous nous amusions à apprendre une danse locale. Et nous...
tracking img