Approche ordinale, approche cardinale

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  • Publié le : 25 mars 2011
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Projet tutoré |
Préférences ordinales, préférences cardinales |
Semestre 1 |
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CASTAGNET |
Guillaume |

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Préférences ordinales, préférences cardinales
La notion de préférence en économie se traduit par une fonction d’utilité. Considérons le cas d’un consommateur ayant la possibilité d’acheter plusieurs biens différents. Le couple (x1,x2) définit un vecteur de consommation, ouencore panier de consommation. Un panier de consommation est donc un ensemble d’un ou plusieurs biens. Un panier donné peut être préféré à un autre panier de biens de consommation qui contient une autre combinaison de biens. Chaque panier de biens existant peut alors être caractérisé par une utilité qui lui est propre et qui est déterminée par le consommateur. En effet, parmi tous les paniersqui lui sont proposé, le consommateur établit un ordre de préférence qui reflète son gout. Pour cela, l’individu se base sur des critères de rationalité qu’il définit lui-même. La fonction d’utilité permet donc de décrire de façon commode les préférences des paniers de biens. Il est possible de décrire ces préférences à travers deux approches : l’approche cardinale ainsi que l’approche ordinale.L’approche cardinale consiste à attribuer à chaque panier de biens un nombre réel illustrant l’utilité que procure ce panier de biens au consommateur. Ainsi, les auteurs néo classiques de la fin du XIXème siècle tels que Jevons, Menger ou encore Walras considèrent qu’il est tout à fait possible de quantifier l’utilité d’un panier de biens tout comme on mesure une distance ou une masse. Cependant,l’approche cardinale a finalement été écartée dans la microéconomie moderne en raison du caractère subjectif de l’utilité qui ne peut donc pas être mesurée de façon concrète. L’approche ordinale, défendue par plusieurs économistes comme Pareto, Slutsky, Hicks et Samuelson, préfère considérer la classification comme un point plus utile que la quantification. Si l’on suppose deux paniers X1 et X2,alors le consommateur est capable de classer ces paniers. Trois alternatives sont alors possibles : « X1 est préféré à X2 », « X2 est préféré à X1 », ou bien « X1 est indiffèrent de X2 ». Ce principe signifie que l’individu n’a à aucun moment besoin de quantifier l’utilité ou la satisfaction que chacun des deux paniers de biens lui apporte car il n’a en fait qu’à les comparer. De cette relationd’ordre découle le principe de transitivité qui intervient si on introduit un troisième panier de biens X3 aux deux précédents. En effet, en supposant que le consommateur adopte une attitude logique dans ses choix, si X1 est préféré à X2 et que X2 est lui-même préféré à X3, alors on a X1 qui est préféré à X3. La relation d’ordre comporte également le principe de non satiété qui mentionne le fait quechaque individu préfère disposer d’une plus grande quantité d’un bien plutôt que d’une plus petite. De ce fait, en admettant un panier (x1*,x2*), toutes les combinaisons (x1,x2) avec x1 supérieur a x1* et x2 supérieur a x2* sera préfère au panier (x1*,x2*). Ainsi, sur le graphique qui suit, la zone grisée représente l’ensemble des paniers préférés au panier (x1*,x2*).

X2

X2*

X1*X1

1. Préférences cardinales

Les préférences cardinales d’un consommateur sont les préférences que ce dernier est capable de mesurer, de quantifier. Après avoir expliqué plus en détails ce principe, nous analyserons les concepts d’utilité marginale et de maximisation de l’utilité cardinale d’un panier de consommation. Nous aborderons également la distinction entre biens divisibles etbiens indivisibles.
* Concept d’utilité cardinale
Dans ce chapitre, on supposera donc que le consommateur est apte à mesurer l’utilité qu’il tire de la consommation d’un panier et on caractérise cette utilité (qui résulte de ses choix) par un nombre. A tout vecteur de consommation sera donc associé une utilité sensée représenter le niveau de satisfaction du consommateur. Afin de simplifier...
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