Armee et etat en afrique

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  • Publié le : 29 septembre 2010
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APPEL A COMMUNICATION
Conférence interdisciplinaire du 18 au 19 Janvier 2011, Université de Yaoundé II, Cameroun.
L’ÉTATS ET LES ARMEES EN AFRIQUE : RELATIONS AMBIGUËS ?
Alors que la majorité des Etats africains célèbrent leurs 50 ans d'indépendance, il est nécessaire d'examiner la nature des relations qui existent entre l'Etat et ses armées en Afrique. Le but de cet atelier est d'explorer larelation ambiguë qui existe entre les militaires et l'Etat, entre les armées républicaines et prédatrices et placer les armées africaines dans un contexte historique global. Plus que dans les premiers jours de l'indépendance, plusieurs armées africaines sont désormais impliquées dans la guerre ouverte par lesquelles elles ont acquiert des expériences de combat, au moins par le biais des missionsmaintien de la paix.
Plusieurs chercheurs ont généralement dépeint armées africaines comme «prédatrices», « non professionnelle » et « enfermé dans les poches de dictateurs », les relations civilo-militaires sont également considérées comme tendu. Plus que tout autre continent, entre 1946 et 2010, l'Afrique a connu plus de 400 coups d'État (succès, tenté, tracées, et la prétendue) dans presquetous les cinquante-deux pays.
Tout en reconnaissant la forte influence de l'histoire coloniale sur les relations civilo-militaires sur le continent, les chercheurs s'interrogent sur les nouveaux modèles de réciprocité entre l'Etat et ses armées dans l'ère postcoloniale. Si les différences dans la nature des rapports qu’entretiennent les militaires avec le pouvoir étatique entre l’Afrique etl'Occident n’étaient qu’une question de degré comme prétendent certains, comment pourrait-on décrire ces rapports aujourd’hui? Les Etats africains peuvent-ils, comme propose Franke, s'appuyer sur une possible armée panafricaine?
Il sera également intéressant de se pencher sur l'histoire de la composition des armées en Afrique. Cette sociologie historique est susceptible de révéler une expériencevariée des différents acteurs du secteur de la sécurité en Afrique. Dans plusieurs pays africains, les armées sont composées de milices, de mercenaires, des enfants, d’esclaves, de fugitifs, des ex combattants, etc. De ce point de vue, ce qui a été appelé armées de citoyens pourrait porter de sens nouveaux, non seulement en Afrique, mais ailleurs dans le monde. Les auteurs peuvent vouloir explorer lesraisons sous-jacentes de la croissance sans précédent du secteur de sécurité privée en l'Afrique.
Cet atelier va remettre en question certains aprioris en mettant l’accent sur les travaux et expériences de terrain accumulés par les chercheurs, décideurs et experts travaillant sur les mutations dans la construction de l'Etat en Afrique. Compte tenu de la pérennisation des coups d'Etat militairessur le continent africain, la résurgence des rebellions, le recours aux mercenaires, les atrocités de certains acteurs des forces armées et l'effondrement général de l'appareil sécuritaire dans de nombreux Etats africains, cette question revient: l’armée constitue-t-elle un problème ou une solution à la problématique de la construction des Etats sur le continent?
Des chercheurs, décideurspolitiques, humanitaires, experts de sécurité, employés [experts] des Nations Unies et autres acteurs préoccupés par ce sujet, sont invités à partager les résultats de leurs recherches, leurs expériences ou leurs points de vue sur ces questions. Des communications peuvent être présentées sur les meilleures stratégies pouvant permettre d’améliorer la sécurité des populations africaines.
Les résumés de 300mots environs devront être envoyés au plus tard le 30 septembre 2010. Les auteurs des résumés acceptés seront avisés avant le 30 octobre 2010 et devront soumettre leurs articles aux organisateurs au plus tard le 28 décembre 2010.

Ces résumés doivent être envoyés par courriel au secrétariat de la conférence, avec les informations suivantes:
a) auteur (s), b) affiliation institutionnelle, c)...
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