Autrui

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AUTRUI

I- La connaissance d’autrui

• Rousseau, Essai sur l’origine des langues
( 1er devoir envers autrui, en tant qu’alter ego (même et autre à la fois ( figure énigmatique et contradictoire), est de le connaître : les malentendus et les conflits qui surgissent entre les hommes ne résultent que de l’ignorance mutuelle de ce qui la rassemble et les unit. « Ils nehaïssaient que ce qu’ils ne pouvaient connaître ».

( Mais connaissance d’autrui problématique, est-elle même possible ?
( Connaissance par analogie, supposition de la connaissance d’autrui forcément incertaine.
( Mais similitude avec autrui n’est pas une pure hypothèse, elle s’éprouve même immédiatement = sympathie, compassion, pitié, etc.

• Merleau-Ponty, LaPhénoménologie de la perception
( Mais si elle est véritable, la sympathie peut tout au plus me permettre de me sentir avec autrui, non de sentir comme lui, sauf à nier sa différence, càd son altérité, précisément.
( Si autrui se dérobe au savoir que je crois posséder sur lui, ce n’est pas seulement parce qu’il diffère de moi, mais aussi et plus essentiellement encore parce qu’ildiffère de lui-même. Il est par suite imprévisible aux autres et à lui-même. Connaître, c’est pourtant prévoir. Si autrui surprend et change, c’est qu’il n’est pas un objet – inscrit dans le réseau de régularités repérables – mais un sujet dont l’identité n’est pas donnée une fois pour toutes, mais au contraire sans cesse construite et assumée librement.
( Le comportement d’autrui n’est pasautrui.

 Connaissance d’autrui comme limite de fait mais encore de droit.

II- La reconnaissance ou le conflit

• Hegel, Propédeutique philosophique, 2e cours « Phénoménologie de l’Esprit », I, 2e degré B, § 31 à 34
( Problème de la relation à autrui est moins celui de la connaissance que de la reconnaissance. Reconnaître autrui, c’est admettre que je ne suispas le seul sujet et qu’il existe une pluralité de consciences ?
( Solipsisme comme position philosophique intenable.
( Conflit des consciences dont chacune veut en effet être reconnue par l’autre, parce qu’enfermée dans la simple certitude subjective d’elle-même, elle est encore privée de vérité objective.
( Autrement dit, seule la reconnaissance de son existence commeconscience de soi par une autre conscience de soi peut transformer la certitude subjective en vérité. Mais aucune des deux consciences ne peut atteindre l’autre dans son essence . L’autre, en effet, ne peut m’apparaître, càd se présenter à moi comme objet, dans l’extériorité de son existence concrète et sensible. Inversement, j’apparais à l’autre comme objet, non comme sujet.
( C’estpourquoi chacune des deux consciences cherche à se faire connaître indépendamment de son apparence et ne pourra le faire qu’en s’en montrant indépendante, dans le risque de sa propre vie. La liberté ou la mort, telle est l’alternative qu’impose la nécessité d’une reconnaissance. A l’issue du duel, l’une – parce qu’elle a tenu jusqu’au bout le risque de la mort – prend la figure du Maître, tandis quel’autre – qui a préféré la vie – est la figure du Serviteur.

• Sartre, L’Etre et le Néant
( Il voit le conflit comme le fondement constitutif de toute relation à autrui (alors que le conflit est voué à être dépassé chez Hegel).
( Par le regard qu’autrui pose sur moi, je suis destitué de ma liberté originelle et transformé en objet. C’est pourquoi affronter le regardd’autrui est tjrs angoissant.
( Mais il est aussi le médiateur indispensable entre moi et moi-même = autrui n’est pas seulement celui qui me fige et m’aliène, mais aussi celui qui me libère en m’arrachant au repli frileux où croit pouvoir trouver refuge la conscience solitaire.

III- L’intersubjectivité ou le partage

• Merleau-Ponty, La Phénoménologie de la perception...
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