Balzac, colonel chabert

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  • Publié le : 15 avril 2011
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Balzac, Le Colonel Chabert, portrait (+ texte complémentaire Nathan XIX p. 217.)
Accroche : Balzac et la Comédie Humaine (1842)
Balzac, romancier romantique par la sensibilité et la passion (cf. le goût de l’exaltation du moi et de l’Histoire, son sens de la poésie et du mystère), mais il se singularise par son désir de représenter la réalité historique et sociale étrangère aux préoccupationsde Vigny, Mérimée ou Dumas qui choisissent la fiction pure (romans noirs, historiques ou exotiques) et l’être-plus.
Son œuvre est immergée dans le tissu social de 1830, marqué par le fameux « Enrichissez-vous » de Guizot, et l’aspiration à l’avoir-plus. Apparaissent de nouvelles catégories socioprofessionnelles (médecins, banquiers, notables, commerçants…)
Ambition de développer un monde quisoit l’exacte métaphore de la réalité sociale et historique. La Société est perçue comme une faune, dont il doit dresser la nomenclature, mais aussi, donner l’explication : l’homme et le milieu social sont en symbiose, d’où l’importance de la description.
Pbatique : Comment ce portrait du personnage éponyme se justifie-t-il dans la narration ?
Quelle vision le narrateur veut-il donner dupersonnage principal ?
En quoi le portrait du Colonel Chabert rivalise-t-elle avec la peinture ?
En quoi cette entrée en scène du Colonel Chabert joue-t-elle des registres fantastique et réaliste ?

1. L’entrée en scène d’un personnage mystérieux :
2.1. Le récit d’une rencontre curieuse
2.2.1. Récit en focalisation zéro, avec une situation d’énonciation pratiquement effacée(« je ne sais » qui appartient au narrateur) cf. « le colonel Chabert » ligne 2 / alors que Derville ignore qui est ce client : « l’inconnu ».
2.2.2. Cadre ordinaire mais lumière des bougies renforce le caractère étrange du personnage (nuit) : étude des avoués Derville et Boucard
2.2. Une entrée en scène soigneusement agencée par le regard de Derville
2.3.3. Le rôlede Derville : un portrait vu par un des personnages => découverte progressive du personnage, et évolution de sa perception => de la stupéfaction à la pitié mêlée d’admiration de la part des deux gens de loi
2.3.4. du portrait à la scène : rôle des imparfaits, puis relais des passés simples, puis du dialogue (illustré dans certaines éditions, avec l’échange comme légende)
2.3.Un personnage qui passe savamment de l’ombre à la lumière
2.4.5. Une progression de l’immobilité au mouvement : animation progressive du personnage
2.4.6. Une progression du silence à la parole, avec la force d’étrangeté de la dernière phrase
B/T : La mise en évidence d’un personnage énigmatique, qui donne lieu à un portrait qui tend vers le fantastique, puisque lepersonnage semble d’abord être un mort-vivant

2. une apparition fantastique
3.4. Un personnage mystérieux => effrayant
3.5. Un mort-vivant : champ lexical développé de la mort, avec la gradation « pâle, livide » reprise par l’attribut « mort » ; « le cou était serré » ;
3.6. Un personnage de tableau – « sublime horreur » : seule la tête semble être visible. Nombreusesréférences à l’art, et à l’attrait d’une telle figure pour les peintres ou les écrivains. « Tableau sans cadre »
B/T : mais la dimension fantastique laisse progressivement place à un simple portrait réaliste et pathétique
3. Un portrait réaliste : la dégradation d’un héros
4.7. Un homme marqué par la vie et par la guerre : la blessure d’un revenant, soldat héroïque
4.8. Un homme vieux :visage
4.9. Un homme miséreux et qui semble idiot : ombre de l’héroïsme – héros déchu
Conclusion : fou ou héros ? Héros ou anti-héros ? Un héros de la bataille d’Eylau, laissé pour mort, et qui se trouve curieusement désarmé lorsqu’il revient à la vie et chercher à retrouver son statut : dégradation. Choix comme Hugo d’une figure sublime, mais non idéalisée. Goût pour le contraste....
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