Barjavel - la nuit des temps

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1203 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 20 février 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
La Nuit des temps est un roman de science-fiction de René Barjavel publié en 1968 aux Presses de la Cité et ayant reçu le Prix des libraires l'année suivante.
Sommaire

• 1 Résumé
• 2 Les personnages principaux
• 3 Un classique tardif de la science-fiction
• 4 Notes et références

Résumé
Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.
C'est un livre relatant l'histoire d'uneexploration polaire de l'époque de la Guerre froide découvrant les survivants ('Coban' et Eléa) prisonniers dans la glace immortelle du Pole sud, de ce que fut, il y a 900 000 ans, l'humanité, dont les principales nations, Gondawa et Enisoraï, étaient en guerre.
Les personnages principaux
Simon:un docteur qui tombe amoureux d'Eléa
Eléa: une femme provenant d'il y a 900 000 ans
Paikan: l'amoureuxd'Eléa
Coban: le plus grand savant du Gondawa
Un classique tardif de la science-fiction
La Nuit des temps devait être à l'origine un film d'André Cayatte, envisagé comme une superproduction à l'américaine, avec les moyens nécessaires pour donner vie à un scénario qui relevait de la science-fiction pure, gourmande en effets spéciaux et en "gros" maquettismes. Malheureusement, la production françaisede l'époque, pourtant relativement riche et coutumière des coproductions coûteuses, n'envisageait pratiquement jamais de projets de science-fiction. Le producteur l'abandonna donc : trop cher.
Barjavel, qui avait été sollicité par Cayatte pour l'écrire resta donc avec ce scénario "sur les bras", ne pouvant, faute de financement, être à Cayatte ce qu'avait été Clarke à Kubrick. Il décida, contentnéanmoins de l'idée, de novelliser le scénario, renouant ainsi avec la littérature après des années de découragement : en effet, à l'époque, Barjavel était artistiquement dans une mauvaise passe.
La Nuit des temps est une réussite du genre, du niveau de ce que l'on était en droit d'attendre d'un des pères de la SF française, mais de facture très différente de ses romans d'anticipationsantérieurs, beaucoup plus moderne, et très ancré dans l'air du temps des années 60.
Barjavel, tout d'abord, puise ses matériaux dans diverses sources documentaires et littéraires, à commencer par un ouvrage très curieux, succès de librairie dans les années 50 : Les Grands Bouleversements Terrestres d'Immanuel Velikovsky, pour la partie expliquant le basculement de la Terre ; la légende de Tristan et Iseut,ceux que la mort même ne peut séparer, ou encore dans le thème récurrent de La Belle au bois dormant. Le nom de la civilisation Gondawa, lui, évoque le volcan Gondwana, bien connu des géographes. Mais il reprend aussi, en les modernisant, plusieurs grands thèmes classiques de la SF : la civilisation disparue plus avancée que la nôtre (l'Atlantide, les Hyperboréens, les Krells de Planèteinterdite), la guerre totale, la télépathie, les sources d'énergie infinie, etc. L'idée qu'une civilisation plus évoluée avait vécu dans le passé et non dans le futur était également fort à la mode à l'époque, ou des auteurs comme Robert Charroux (Histoire inconnue des Hommes depuis 100 000 ans), Jacques Bergier ou encore Serge Hutin variaient, avec force érudition des faits inexpliqués, sur les lacunes del'archéologie officielle.
On peut y voir l'écho inversé d'un roman comme Le Lendemain de la machine (Tomorrow sometimes comes), de Francis George Rayer, qui présente quelques analogies avec La Nuit des Temps, sauf que le survivant endormi après la guerre atomique est projeté, lui, dans un lointain futur ou, comme dans La Nuit des temps, règne un immense ordinateur sur une société parfaite. Unscénario un peu identique servira pour Pygmalion 2113 (Edmund Cooper, 1958), ou un homme congelé se réveille, là encore suite à la guerre nucléaire, dans un monde dominé par les robots. Le thème du voyageur congelé pour la survie de l'espèce était donc très classique. Enfin Gondawa, en tant que civilisation parfaite, rappelle quelque peu La Cité et les Astres de Arthur C.Clarke: même ordinateur...
tracking img