Bataille de la somme

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première ES 2009-2010

9. La Première Guerre mondiale ;

The Battle / Die Schlacht an der Somme

Geoffroy Malins, Battle of The Somme, 1916. Film, Imperial War Museum, London.

Programme pour la sortie du mardi 23 mars 2010 : - rendez-vous devant le lycée à 7 h 00 ; - visite du mémorial de Péronne de 10 h à 12 h ; - pique-nique dans une salle de 12 h à 13 h ; - circuit du « Souvenir » (deRancourt à Beaumont-Hamel) de 13 h à 16 h ; - retour au lycée vers 18 h 45. Les élèves doivent avoir de quoi écrire, ainsi que leur repas de midi dans un sac ; un questionnaire leur sera distribué. Attention à la pluie, ce champ de bataille est connu pour avoir une boue particulièrement gluante.

Christopher R. W. Nevinson, Paths of Glory, 1917. 61 x 46 cm, Imperial War Museum, London.

Labataille de la Somme est préparée du 24 juin au 1er juillet 1916 par un bombardement d'artillerie sur 45 km de front de part et d'autre de la Somme. Les assauts britanniques et français débutent le 1er juillet, pour se poursuivre jusqu'au 18 novembre 1916. Estimations des pertes lors de la bataille de la Somme
États Royaume-Uni Canada Australie Nouvelle-Zélande Afrique du Sud Terre-Neuve TotalEmpire brit. France Total alliés Allemagne Total Pertes totales Dont tués & disparus Dont prisonniers 350 000 24 000 23 000 7 400 3 000 2 000 409 400 204 200 613 600 465 000 1 078 600 95 600 50 700 146 300 164 000 310 300 72 000 200

En comparaison, les estimations des pertes pour la bataille de Verdun (du 21 février au 18 décembre 1916), françaises comme allemandes, sont de 976 000 blessés, morts,disparus ou prisonniers dont 316 000 morts.

Évolution de la ligne de front de part et d'autre de la Somme, du 1er juillet au 18 novembre 1916. USMA.

La Somme... Bataille voulue et organisée par le généralissime, afin de décongestionner le front de Verdun. Triomphe de la manœuvre, mais triomphe éphémère, les organisateurs n'ayant pas osé prévoir l'enfoncement des lignes adverses par noshéroïques fantassins. […] L'aube pourtant nous promettait maints espoirs. Sous le bombardement de nos pièces lourdes, les redoutables positions de l'ennemi s'enfonçaient sous un fleuve de feu. Les Drachen1, incendiés par nos escadrilles, disparaissaient du ciel. Le 20e Corps2 à gauche (en liaison avec les Britanniques), le 1er Corps colonial3 à droite, partaient à l'assaut avec une fougue irrésistible; une Marseillaise ailée chantait nos revanches. L'adversaire surpris jetait ses armes, et la longue cohorte grise des prisonniers s'acheminait vers l'arrière. Nos batteries de campagne, suivant les fantassins, sautaient les tranchées conquises et prenaient prosition dans les ruines. Et les sections bondissaient, bondissaient plus avant toujours. Presque sans pertes, les marsouins4 du généralBerdoulat5 avaient enlevé les premières lignes et bousculé les secondes. […] Les lignes allemandes étaient enfoncées sur une profondeur de 8 à 10 kilomètres. Avec des milliers de prisonniers, avec une centaine de mitrailleuses et 85 pièces d'artillerie, nous enlevions un immense matériel. Le plateau de Flaucourt, objectif assigné au 1er Corps colonial, était atteint et même dépassé, nous abordions lecanal du Nord et Péronne ne pouvait plus échapper à notre emprise. Dans cette course à la gloire, tous les régiments coloniaux avaient accompli de véritables prouesses, de simples soldats se jetant sur les réduits d'où il ramenaient des prisonniers tremblants de frayeur […]. Les officiers, avec un mépris absolu de la mort, entraînaient tous les marsoins par leur bravoure […]. RenéChristian-Frogé, Les croix de guerre, Paris, Librairie de France, 1936.

Deutscher Soldat an der Westfront, 1916. Bundesarchiv, Koblenz.
1 Drachen : cerf-volant, ballon captif allemand servant au réglage des tirs d'artillerie. 2 Le 20e Corps d'armée français (« Corps de fer ») est composé de régiments de ligne, des conscrits recrutés en Lorraine ; ses garnisons étaient à Toul, Nancy, Lunéville et Baccarat....
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