Bentham

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  • Publié le : 14 décembre 2011
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Chapitre 2- La tradition conséquentialiste : l’utilitarisme de Bentham et Mill.
1) Exposez les principes de l’utilitarisme de Bentham. (47-48-49-50)
L’utilitarisme de Bentham est une théorie conséquentialiste.
1. Double principe : Le but de l’homme équivaut à la recherche des plaisirs et à la fuite des peines.
2. Principe de la Main invisible : C’est en recherchant sa satisfactionpersonnelle qu’un individu contribue au mieux à la satisfaction de tous. Les actions individuelles auraient donc tendances à conduire naturellement à la situation la plus favorable pour la collectivité. Cette tendance naturelle ne se réalise que sous certaines conditions :
- L’agent individuel doit agir de manière parfaitement rationnelle
- Toute forme d’interférences avec l’harmonie naturelle desactions individuelles doit être supprimée.
3. Principe du calcul moral : Selon Bentham, une mauvaise action n’est le résultat que d’un jugement erroné sur les conséquences de nos actes : mal agir, c’est avoir mal calculé. Idéalement, l’homme pourrait toujours agir parfaitement s’il conformait ses actes à des calculs permettant de déterminer où se trouve le maximum de plaisirs et le minimum depeine.
Bentham va créer une classification des dimensions du plaisir : intensité, durée, certitude, proximité, fécondité, pureté, extension. Il parle explicitement de « calcul moral ». Bentham va donner aux plaisirs, une valeur quantitative afin de pouvoir les évaluer entre eux.
4. Le principe d’utilité : L’utilitarisme de Bentham est une théorie conséquentialiste. Cette morale évalue lamoralité d’une action aux conséquences que celle-ci produit. Pour ce faire, il lui faut un critère d’utilité. Pour Bentham, ce critère consiste dans le plus grand excédent possible des plaisirs sur les peines. L’action bonne est donc celle qui permet d’atteindre un état objectif, celui dans lequel un maximum de plaisir et un minimum de peines seront ressentis.

2) Qu’y a-t-il de commun entre lesmorales d’Aristippe, d’Epicure et de Bentham ? En quoi, néanmoins, la morale de Bentham diffère fondamentalement des 2 autres ?
Aristippe, Epicure et Bentham sont tout trois des théoriciens de l’hédoniste.
Pour Aristippe, la vie heureuse est une vie ascétique, se contentant de peu et sachant réfréner ses désirs : être heureux c’est trouver son plaisir dans les choses ordinaires et faciles àobtenir. L’enjeu majeur de la poursuite du bonheur est, ici, un idéal d’autonomie. Ainsi, la vraie finalité de l’hédonisme est l’autarkeia, l’autarcie, l’indépendance, la maitrise de soi par rapport au monde sensible et objectif. Malgré son sensualisme subjectif, l’hédonisme est avant tout une morale normative axiologique pour laquelle l’homme ne peut-être heureux que s’il est capable de faire preuvede modération dans ses désirs.
Epicure fonde l’épicurisme, une doctrine très proche de l’hédonisme, qui identifie également bonheur et plaisir. Cette théorie exige le respect du juste milieu ou le sens de la mesure : pas d’excès ! Autant le plaisir était pour Aristippe un mouvement paisible, autant le plaisir est pour Epicure le repos, l’absence de trouble ou ataraxie. Epicure illustre ainsifondamentalement un esprit grec, tout pénétré des notions de mesure et de limite. On voit en quoi les morales d’Aristippe et d’Epicure ont de commun entre-elle.
Bentham est le fondateur d’un utilitarisme hédoniste et ce parce qu’il propose, comme l’hédonisme, de conduire le sujet moral vers le maximum de plaisir. Néanmoins, il se distingue des deux autres théoriciens, car pour l’hédonisme,l’authentique idéal moral résiderait dans l’autarkeia, l’autarcie, et non pas dans la poursuite du plaisir pour lui-même.

3) Quelle est la place du calcul dans l’utilitarisme de Bentham ? (49)
Selon Bentham, une mauvaise action n’est que l’issue fatale d’un jugement erroné sur les conséquences de nos actes : Mal agir, c’est avoir mal calculé. En cela, Bentham semble penser qu’idéalement, l’homme...
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