Bergson : la conscience et la vie

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  • Publié le : 27 avril 2013
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Bergson, La conscience et la vie in L’énergie spirituelle

Explication : Dans le passage qui précède Bergson a décrit la conscience comme un mode d’action, il caractérise la conscience comme ce qui relie tout le passé ou une partie du passé à l’avenir. L’avenir nous appelle à lui, dit Bergson reste alors à savoir « qu’est-ce que la conscience est appelée à faire ».
Bergson se demande quelssont les êtres conscients et jusqu’où la conscience s’étend-t’elle dans la nature. A vrai la tradition philosophique occidentale a oscillé entre deux extrêmes : pour Descartes seul l’être humain est doté de conscience et les animaux comme notre corps ne sont que des machines mêmes si ces machines sont extrêmement perfectionnées et à l’opposé pour un philosophe comme Alfred North Whitehead, dansProcès et réalité, il y a une intériorité dans toute "entité actuelle" donc déjà pour la particule élémentaire même si celle-ci n’est corroborée par aucune donnée de l’expérience scientifique.
Dans ce domaine Bergson affirme qu’il ne faut pas viser l’évidence complète, rigoureuse, mathématique. Descartes dans ses Méditations Métaphysiques en procédant ainsi en est arrivé à sa conclusion que seull’homme est doté de conscience. Et même cette généralisation à l’humanité de la certitude de la conscience de soi comme nombreux de ses lecteurs l’ont vu est problématique. En effet pour être sur que l’autre homme ou l’autre être vivant a une conscience ou non il faudrait devenir lui. En effet la conscience est pour Bergson une vie intérieure où l’autre ne paraït que de l’extérieur. Une expériencescientifique ne peut donner des résultats que quant à l’apparence extérieure et de même un raisonnement logique restera toujours incapable de prouver qu’il y a une vie intérieur extérieure à notre vie intérieure. Ainsi ce que les commentateurs ont appelé le solipsisme de Descartes est repris par Bergson pour montrer que la méthode de Descartes ne peut pas donner des résultats probants sur la question dela conscience des autres êtres vivants.
Bergson s’adressant à son auditoire présente une fiction qui rappelle la fiction du philosophe américain contemporain Searle au sujet de la question de l’intelligence artificielle. On peut concevoir une machine qui manipule le langage aussi bien qu’un être humain et qui pour un être humain serait si parfait qu’il se croirait en train de dialoguer avec uneautre conscience. La manipulation du langage huamin ne prouve pas pour Bergson qu’il y a conscience. La seule manipulation du langage ne peut pas rendre compte de l’existence d’une intériorité subjective qui sent telle voire qui sait. Or pour Searle ou Bergson contre certains matérialistes il faut reconnaître que l’intériorité subjective est un fait même si à l’avidence ce n’est pas un faitobjectif ou même objectivable.

Bergson introduit à ce moment là une remarque épistémologique capitale. Le cartésianisme avait voulu libérer la science du vraisemblable où les aristotéliciens ne manquaient jamais de la mener. Sa défense de la mathesis universalis visait comme le montre la règle III des règles pour la dirction de l’esprit à mettre fin aux syllogismes vraisemblables et toute science duprobable. Si le raisonnement cartésien ne parvient pas à dépasser quoiqu’il en dise le solipsisme du fait subjectif de la conscience : il faut bien revenir à des modes de raisonnement aristotéliciens tels le vraisemblable voire l’analogie.
L’analogie est basée sur une proportion : si X l’inconnu est en rapport à C comme A est en rapport à B ( autrement dit si on quelque chose comme X/C = A/B)alors on peut avoir une idée de X.
Ainsi l’utilisation du langage ne prouve pas que celui qui est en face de moi a une conscience au moins humaine comme la mienne mais elle rend probable ce fait. Et si les indices s’accumulent on peut peut-être s’approcher d’une quasi-certitude. Comment le discours de Bergson qui a une telle action sur la substance des pensées conscientes que nous avons pourrait...