Brevet college

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  • Publié le : 1 mai 2011
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nos esclaves que nos malades") et l'on n'en repart que si l'on a su s'améliorer. Un tel projet, défini dès la deuxième scène, ne peut manquer de donner à la pièceun caractère démonstratif, l'aventure des personnages s'assimilant à une sorte d'expérience scientifique.
Marivaux crée cette fantaisie utopique pour montrerque la vie en société élève des barrières entre les cœurs et les esprits. Il rêve d'un monde vrai, transparent, de communication sincère. Voilà pourquoi il imaginecette épreuve pour que maître et valet se voit autrement, réellement.

L'inversion des rôles :

Le dramaturge y présente en effet une inversion des rôles, oùles maîtres sont jetés dans l'esclavage, et où les valets, accèdent au pouvoir. Au cours de cette scène, Cléanthis, ancienne esclave, doit établir le portrait desa maîtresse. Cet extrait est donc l'occasion pour Marivaux de dénoncer à la fois la coquetterie des femmes de l'aristocratie de son époque, ainsi que la rancœurdes valets qui ont souffert, d'abord par le portrait d'une coquette, ensuite par la satire sans amabilité de Cléanthis.

On parle ici de saturnale (traditionromaine au cours de laquelle les esclaves tenaient le rôle des maîtres)à cause de l'inversion des rôles. Arlequin est ici le meneur de jeu : amenant Cléanthis àpardonner sans rancœur, il dégage la leçon morale : "quand on est déshonorée , on est bon ; et quand on est bon, on est aussi avancé que nous." Inversée par l'épreuve,l'inégalité sociale ne se rétablit pas vraiment. La phrase d'Arlequin considère la seule dignité qui vaille, celle du cœur.

LE THEATRE AU HUITIEME SIECLE
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