Charles baudelaire

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Charles Baudelaire

(9 avril1821-31 août 1867)

Charles Pierre Baudelaire est né à Paris, sa mère Caroline Archenbaut-Defayis a 27 ans et son père Joseph-François Baudelaire a 62 ans. En 1827, son père meurt lorsque Charles a six ans.

Joseph-François Baudelaire est un homme lettré, épris des idéaux des Lumières, amateur de peinture et peintre lui-même. Il lui laisse un héritage

Il estl'un des poètes les plus célèbres du XIXe siècle : en incluant la modernité comme motif poétique, il a rompu avec l'esthétique classique ; il est aussi celui qui a popularisé le poème en prose.
Aujourd'hui reconnu comme un écrivain majeur de l'histoire de la poésie mondiale, Baudelaire est devenu un classique.
Au travers de son œuvre, Baudelaire opère une transformation radicale de l'esthétiquedominante, en proclamant vouloir libérer l'esthétique de toute considération morale ou éthique. Comme le postule si bien le titre de son recueil Les Fleurs du mal, il a renouvelé en profondeur les motifs poétiques. Dans ses poèmes il a tenté de tisser et de démontrer les liens entre le mal et la beauté, le bonheur et l'idéal inaccessible (À une passante), la violence et la volupté (Une martyre),entre le poète et son lecteur (« Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère »), entre les artistes à travers les âges (Les Phares). En parallèle de poèmes graves (Semper Eadem) ou scandaleux pour l'époque (Delphine et Hippolyte), il a exprimé la mélancolie (Mœsta et errabunda) et l'envie d'ailleurs (L'Invitation au voyage). Il a aussi extrait la beauté de l'horreur (Une charogne) .
En 1827, sonpère meurt lorsque Charles a six ans. Cet homme lettré, épris des idéaux des Lumières, et amateur de peinture, peintre lui-même, lui laisse un héritage dont il n'aura jamais le total usage. Il avait épousé, en première noces, le 7 Mai 1797, Jeanne Justine Rosalie Jasmin avec laquelle il eut un fils , Claude Alphonse Baudelaire, le demi-frère de Charles.
Un an plus tard, sa mère, CarolineArchimbaut-Dufays (1793-1871) se remarie avec le chef de bataillon Jacques Aupick. Le futur poète ne pardonnera jamais à sa mère ce remariage, et l'officier Aupick, devenu plus tard ambassadeur, incarne à ses yeux tout ce qui fait obstacle à ce qu'il aime : sa mère, la poésie, le rêve, et la vie sans contingences.
« S'il va haïr le général Aupick, c'est sans doute que celui-ci s'opposera à sa vocation.C'est surtout parce que son beau-père lui prenait une partie de l'affection de sa mère. [...] Une seule personne a réellement compté dans la vie de Charles Baudelaire : sa mère[3] »
En 1831, le lieutenant-colonel Aupick ayant reçu une affectation à Lyon, Baudelaire est inscrit à la pension Delorme puis suit les cours de sixième au Collège royal de Lyon, en cinquième il devient interne. En janvier1836, la famille revient à Paris où Aupick est promu colonel en avril. Baudelaire, alors âgé de 14 ans, est inscrit au Collège Louis-le-Grand comme pensionnaire, mais il doit redoubler sa troisième. En seconde, il obtient le deuxième prix de vers latins au concours général.
Renvoyé du lycée Louis-le-Grand en avril 1839 pour une bêtise, Baudelaire mène une vie en opposition aux valeurs bourgeoisesincarnées par sa mère et son beau-père. Baudelaire est reçu in extremis au Baccalauréat qu'il passe au lycée Saint-Louis en fin d'année. Son beau-père jugeant la vie de son beau-fils « scandaleuse », décide de l'envoyer en voyage vers les Indes, qui prend fin aux Mascareignes (Maurice et La Réunion) en 1841.
De retour à Paris, il s'éprend de Jeanne Duval, jeune mulâtresse, avec laquelle ilconnaîtra les charmes et les amertumes de la passion. Dandy endetté, il est placé sous tutelle judiciaire, et connaît, dès 1842, une vie misérable. Il commence alors à composer plusieurs poèmes des Fleurs du mal. Critique d'art et journaliste, il défend en Delacroix le représentant du romantisme en peinture, mais aussi Balzac lorsque l'auteur de La Comédie humaine est sottement attaqué et caricaturé...
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