Chateaubriand

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  • Publié le : 6 juin 2011
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Analyse du commentaire de Jean d’Ormesson sur « les mémoires d’outre-tombe »
Jean d’Ormesson, dans son avant-propos des mémoires d’outre-tombe de Chateaubriand, avance plusieurs arguments concernant le contenu de l’œuvre. Pour lui, les Mémoires sont un document historique imprégné d’une époque mais aussi d’un milieu social spécifique. Il assure également que Chateaubriand utilise ses rêves pourédifier une vie rêvée qui magnifie sa vie vécue.
Les Mémoires sont, comme le dit Jean d’Ormesson, imprégnées du milieu social dans lequel a évolué François-René de Chateaubriand. On peut y suivre l’éducation d’un jeune homme de petite noblesse catholique dans les premiers livres des « Mémoires d’outre-tombe ». Chateaubriand explique sa formation religieuse dans cette petite noblesse de Saint-Malo.Il peut remonter toute la lignée de sa famille (p.40-41), avec tout de même quelques erreurs, une chose dont serait incapable une personne issue d’une famille non noble. Chateaubriand est destiné d’avance à une vie difficile de marin et son éducation se limite aux quelques notions que ses parents estiment suffisantes à un futur marin (« Quelques notions (…) parurent plus que suffisantes àl’éducation d’un garçonnet destiné d’avance à la rude vie d’un marin » p.58). On peut savoir, ensuite, que sa mère ne juge pas bon d’imposer ce métier à son fils pour plutôt l’influencer vers l’église (« L’état de marin auquel on me destinait « ne serait peut-être pas de mon goût disait-elle. (…) Sa piété la portait à souhaiter que je me décidasse pour l’Eglise. » p.69). L’éducation dans les collèges de lanoblesse est quelquefois très religieuse, comme au collège de Rennes (« L’éducation fût très religieuse au collège de Rennes » p.83) ce qui rend Chateaubriand très croyant et consacré à l’église (« Voué à la Vierge, je connaissais et j’aimais ma protectrice que je confondais avec mon ange gardien. p.62 »). Son père est très rude dans l’éducation de son fils (« Cette manière violente de me traiterme laissa le courage d’un homme, sans m’ôter cette sensibilité d’imagination dont on voudrait aujourd’hui priver la jeunesse. » p.89).
Dans les livres qui suivent, Chateaubriand relate certains évènements historiques marquants de son époque auxquels il a assisté ou non. On peut comprendre queChateaubriand a vécu, tout au long de sa vie, plusieurs époques historiques différentes qui influenceront ses choix et ses écrits. Au début du livre cinquième, Chateaubriand narre la prise de la Bastille tel qu’il l’a vécue. Chateaubriand raconte, en tant que témoin oculaire, cet acte qu’il qualifie de début d’une « rénovation de l’espèce humaine » («J’assistais, comme spectateur, à cet assaut… » «…une rénovation de l’espèce humaine, dont la prise de la Bastille ouvrait l’ère,… », p.110-111). Chateaubriand remarque les nombreux bouleversements sociaux qui se sont produits durant sa vie (« Vingt fois, depuis cette époque, j’ai fait la même observation ; vingt fois des sociétés se sont formées et dissoutes autour de moi. » P.57). Il décrit ensuite une certaine crainte et un dégoût envers lepeuple, à la vue des têtes au bout des piques, ce qui donna, à Chateaubriand, l’idée de quitter le pays (« J’eus horreur des festins de cannibales, et l’idée de quitter la France (…) germa dans mon esprit » p.113-114). Chateaubriand parle, plus tard dans les Mémoires, de sa vision historique des époques successives de sa vie (« La Révolution s’est divisée en trois parties qui n’ont rien de communentre elles : la République, l’Empire et la Restauration. P.201). Au livre vingt-troisième, François-René de Chateaubriand exprime son avis sur la bataille de Waterloo avec un certain intérêt pour la Restauration. Il affirme que le bien de la patrie a plus d’importance pour lui que Napoléon (« Si Napoléon l’emportait, que devenait notre liberté ? Bien qu’un succès de Napoléon m’ouvrit un exil...
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