Chic choc cheque

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  • Publié le : 3 mai 2011
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CHIC CHOC CHEQUE
Le monde des deuxièmes bureaux : la fidélité conjugale en question

L’argent roi, le matériel par-dessus tout avec le plaisir en prime dans une société en pleine dégénérescence. Des valeurs morales en perdition, règles de vie foulées au pied, tabous démolis, censure muette, mariage en chute libre. Tristes réalités que celles qui prévalent aujourd’hui. Sous nos cieux, l’anormalest devenu la normale. Simple jeu de mots, non ! Plutôt spectacle abject auquel on assiste presque impuissant depuis des décennies. Entre autres manifestations de cette scène, le phénomène du ou des deuxièmes bureaux en vogue un peu partout en Afrique. Le Bénin n’est pas épargné. Bien sûr ! Autopsie d’un mal dont les ravages tentaculaires constituent une gangrène pour la famille.
L’origine dumot deuxième bureau remonte aux décennies 80 ; auparavant, on utilisait le terme de maîtresse pour désigner toute femme avec qui un homme marié entretenait des relations extra conjugales. Une telle situation amenait ceux qui s’en rendaient coupables à justifier auprès de leur épouse légitime leurs retours tardifs au domicile. Ils évoquent une raison qui en réalité n’est pas réelle : ils étaientau bureau, en réunion. Réunions bizarres que celles toujours tenues à des heures indues. Les hommes ont fini par appeler «Deuxième Bureau » la maîtresse qu’ils entretiennent sans aucun lien ou contrat officiel de mariage. On en rencontre qui ont un ou plusieurs bureaux, assujettis par des instincts bas, attirés soit par un charme artificiel ou le mimétisme d’un monde qui s’enlise dans les traversde la déliquescence. Les Dom Juan et autres spécialistes des aventures féminines ont toujours essaimé, allant de conquête en conquête dans une dynamique hédoniste. Coureurs de jupons, mariés, ils disent qu’ils ne sont pas polygames, du moins ils ne veulent pas l’être. Tout autant, on rencontre des polygames propriétaires de deuxième bureau.
Plus ils affichent des noms à leur tableau de chasse,plus ils se croient heureux, toujours à la recherche des nouveautés et des sensations fortes. Ils ne respirent que par et pour les femmes. Pendant longtemps, les propriétaires de deuxième bureau étaient des hommes fortunés disposant de puissants moyens financiers. Ils dispensent généreusement des largesses à des femmes en quête de biens matériels et financiers. Jeunes étudiantes, célibataires avec ousans enfants, divorcés. L’arsenal déployé à cette fin est varié. Sorties, voyages, hôtels, restos, bijoux, lingeries, garde robe, chaussures, motos, voitures, location de chambres ou d’appartement dotés de toutes les commodités, argent de poche…C’est la facture salée pour meubler et décorer le deuxième bureau. Les hommes fortunés se livrent à ce triste jeu dans un environnement complètementcorrompu par des mœurs immorales. Inutile de dire que ce jeu est dans la majorité des cas coûteux pour eux. Certains s’en tirent ruinés et endettés, d'autres y perdent leur foyer. « Quand je ne la voyais pas (parlant de son deuxième bureau), je me sentais malade. Je laissais tout mon argent chez elle. Son loyer que je payais, coûtait 120.000 FCFA. Je lui donnais environ 200.000 FCFA par mois pour sonargent de poche, ses fringues. Le comble, j'ai quitté ma femme pour aller aménager chez elle » confesse Jean, DG. SA
L’existence des deuxièmes bureaux trouve son essence pour une large part dans le besoin matériel et financiers des femmes qui s’y adonnent et dans le vice des hommes qui entretiennent le phénomène. On rencontre cependant dans les centres urbains une catégorie de femmes disposantde revenus substantiels mais malheureux en amour. Les moyens financiers leur servent alors d’appât pour attirer des hommes faibles, sans idéal de vie, à la recherche de plaisir futiles et de les maintenir sous leur emprise. « J’ai aussi besoin de la présence d’un homme qui me rassure et m’entoure de sa chaleur » confie Helga, 45ans, commerçante de la place. « A mon amant, je n’exige rien d’autre...
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