Commentaire voltaire

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  • Publié le : 1 mai 2011
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la description brutale de Voltaire - l'ironie du texte - commet voltaire dénonce l'esclavage

Comment dans ce texte, Voltaire dénonce les injustice de la société du siècle des lumières.

I Un récit dramatique
a La situation d'énonciation
b Candide et l'esclave
1Différents niveaux d’énonciation. Récit + dialogue + discours rapporté.
Au début : récit. Utilisation de la 3ème personne, dupassé simple et de l’imparfait : présentation rapide de la rencontre
Dialogue entre Candide et l’esclave : cf guillemets, tirets, propositions incises ; au début échange rapide de questions et réponses puis long discours de l’esclave.
A l’intérieur du discours, discours rapporté : celui de la mère. Le discours de l’esclave tend à se transformer en récit (passage au passé) puis retour au discours.Récit rétrospectif de l’esclave rappelle son cheminement.
Le choc d’une rencontre : un rapport physique symbolique. Candide, homme libre, debout, en mouvement. A l’opposé, le nègre, immobile, étendu par terre.
Découverte progressive de l’horreur : progression de la découverte ; masse du corps ® habits ® mutilations. Dénuement souligné.(ne…que). Mais 3 observations données de manièrerelativement impersonnelle. Tout est mis sur le même plan.
Dans la réponse du nègre : reprise des 3 points qui ont éveillé la pitié de Candide : caleçon, main jambe. Crescendo dans l’horreur.
2Candide :Sollicitude émue, pitié généreuse. Cf tournures exclamatives. Mon ami : se place en situation d’écoute.
Le nègre :Résignation passive : j’attends mon maître (soumission), c’est l’usage (référence à unecodification établie), je me suis trouvé dans les deux cas (simple constat, sans connotations, ni commentaire).
exclamation (hélas !), constat négatif (ils n’ont pas fait la mienne), comparaison avec les animaux, reprise du terme horrible utilisé par Candide.
Alternance du je et du nous : le nègre s’élève au-dessus de son cas particulier ; porte parole de tous les esclaves.
Réactions affectives :à la fin du passage 

II L'ironie du texte
a choix des mots
b paroles de l'esclave

1)Choix des mots

Ironie, choix des mots:
* L.2 («habit»): euphémisme (juste «pantalon»)
*Choix handicap («jambe gauche/main droite»): équilibre conservé.
*L.5-7: distors° entre quest° candide: pathétiq., & réponse: froide.
*Nom marchant: mot portrait:
«Van»=hollandais;«Vander»= marchand; «dendur»:cruauté.
Adj. dépréciatif(«fameux»)->cruauté.

2)Paroles de l'esclave

Dénonciat° indirecte ds paroles:
*L.12-15: froideur constat: formalité adm..Ton détaché: augmente horreur.
*L.21-22: parallélisme 2 groupes de phrases.
*L.23-24: comparaison «ns» & animaux.
*L.15-16:distors° cruauté mutilat°/plaisir futile sucrerie.*L.26-27: phrase paradoxale, pas du tt appliqué au 18°.
*L.29: conclus° («Ors»): humour noir, rappel. dure réalité.

-->L'ironie attire l'attent° sur des anomalies, incohérences & participe à la dénonciat°

1Cette ironie se révèle dans le décalage entre la l'objectivité du constat et l'horreur de la situation décrite.- Dans la logique de l'usage.- Dans la relation établie entre l'esclaveet l'économie.a) Une priorité aberrante, l'accent est mis sur " l'absence de la moitié de l'habit ".Il y a là une distorsion ironique qui insiste sur la situation réelle de l'esclave.b) L'ironie apparaît aussi dans le choix de certains termes à double sens " fameux " différent au terme valorisant illustre, célèbre : il est dépréciatif. Vandedendur est rendu célèbre par sa cruauté.c) Insistancedétachée sur les closes du contrat établit par l'usage (= mutilation systématique ) " je me suis trouvé dans les deux cas ". C'est un formalisme administratif que met en relief Voltaire par le ton faussement détaché, l'horreur n'en n'est que plus perceptible.d) Relation entre l'esclave et le sucre. Raccourci efficace " c'est à ce prix que vous manger du sucre en Europe ". Ici aussi distorsion,...
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