Corpus

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 9 (2013 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 1 janvier 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Objet d’étude : convaincre, persuader et délibérer. Corpus :Texte A. Pierre-augustin de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, 1784.Texte B. Victor Hugo, Les Misérables, 1862. Texte C : Pierre Perret, Lily, 1977. I. Questions (6 points)
1. Dans les textes A, B, C, que dénonce chaque auteur à travers les trois personnages féminins ? Justifiez votre réponse. (3 points)La réponse à cette questiondoit être rédigée mais brève, de l'ordre d'une demi-page ou d'une page, au maximum.
2. Dans ces mêmes textes, montrez les différences de réaction de ces trois femmes face à l'adversité. Justifiez votre réponse. (3 points)La réponse à cette question doit être rédigée mais brève, de l'ordre d'une demi-page ou d'une page, au maximum.
II. Travaux d'écriture (14 points).1. Commentaire Vous commenterezle texte de Victor Hugo (Texte B) de "Fantine jeta son miroir par la fenêtre." à la fin du texte, à partir du parcours de lecture suivant : - Comment Hugo montre-t-il que la société pousse inévitablement Fantine à la prostitution ? - Quel effet produit sur le lecteur la description des différentes étapes de la déchéance matérielle, physique et morale de Fantine ? 2. DissertationPensez-vous qu'ilest plus efficace de défendre une cause ou de dénoncer une injustice à travers un personnage inventé, comme le font Hugo et les autres auteurs du corpus ? Vous répondrez dans un développement argumenté, en vous appuyant sur les textes du corpus, les oeuvres étudiées en classe ou lues personnellement, ainsi que, éventuellement, sur des exemples empruntés à d'autres formes d'art, y compris lecinéma.3. Écriture d'invention Lily, un an après son installation à Paris, écrit à sa famille restée en Somalie. Elle dénonce l'intolérance et le racisme dont elle est la victime. Vous rédigerez cette lettre en tenant compte des situations évoquées dans le texte de Pierre Perret et en développant l'argumentation de Lily.
 
Texte A : Pierre-augustin de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, 1784.
BARTHOLO,montrant Marceline. — Voilà ta mère. FIGARO. — ... nourrice ? BARTHOLO. — Ta propre mère. LE COMTE. — Sa mère ! FIGARO. — Expliquez-vous. MARCELINE, montrant Bartholo. - Voilà ton père. FIGARO, désolé — Oooh ! aïe de moi ! MARCELINE. — Est-ce que la nature ne te l’a pas dit mille fois ? FIGARO. — Jamais. LE COMTE, à part.— Sa mère ! BRID’OISON (1). — C’est clair, i-il ne l’épousera pas. BARTHOLO.— Ni moi non plus. MARCELINE. — Ni vous ! Et votre fils ? Vous m’aviez juré... BARTHOLO. — J’étais fou. Si pareils souvenirs engageaient, on serait tenu d’épouser tout le monde. BRID’OISON. — E-et si l’on y regardait de plus près, personne n’épouserait personne. BARTHOLO. — Des fautes si connues ! une jeunesse déplorable. MARCELINE, s’échauffant par degrés. — Oui, déplorable, et plus qu’on necroit ! Je n’entends pas nier mes fautes ; ce jour les a trop bien prouvées ! mais qu’il est dur de les expier (2) après trente ans d’une vie modeste ! J’étais née, moi, pour être sage et je la suis devenue sitôt qu’on m’a permis d’user de ma raison. Mais dans l’âge des illusions, de l’inexpérience et des besoins, où les séducteurs nous assiègent pendant que la misère nous poignarde, que peut opposerune enfant à tant d’ennemis rassemblés ? Tel nous juge ici sévèrement, qui, peut-être, en sa vie a perdu dix infortunées (3) ! FIGARO. — Les plus coupables sont les moins généreux; c’est la règle. MARCELINE, vivement. — Hommes plus qu’ingrats, qui flétrissez (4) par le mépris les jouets de vos passions, vos victimes ! c’est vous qu’il faut punir des erreurs de notre jeunesse; vous et vosmagistrats, si vains (5) du droit de nous juger, et qui nous laissent enlever, par leur coupable négligence, tout honnête moyen de subsister. Est-il un seul état (6) pour les malheureuses filles ? Elles avaient un droit naturel à toute la parure des femmes : on y laisse former mille ouvriers de l’autre sexe (7). FIGARO, en colère. — Ils font broder jusqu’aux soldats ! MARCELINE, exaltée. — Dans les...
tracking img