Croissance et developpement durable

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  • Publié le : 17 décembre 2010
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Dissertation appuyée sur un dossier documentaire

SUJET : Peut-on concilier croissance économique et développement durable ?

DOCUMENT 1
Pour fabriquer le même produit (une voiture, par exemple), la Chine consomme dix fois plus d'énergie que le Japon et les États-Unis; pour produire une tonne de légumes, la Tunisie gaspille dix fois plus d'eau que l'Italie [...]. C'est en mettant enœuvre une coopération renforcée et de véritables transferts de technologies avancées que les pays en développement pourront effectuer le saut chronologique qui leur permettra de ne pas reproduire nos erreurs et de passer directement de techniques désuètes et polluantes à des processus « propres ». Il y a une certaine hypocrisie à dénoncer les atteintes à l'environnement commises par le Sud tout enédifiant, au nom de la propriété intellectuelle, un protectionnisme intransigeant sur nos avancées technologiques. Quand nous ne lui transférons pas, sans état d'âme, nos usines les plus obsolètes et les plus polluantes, voire les déchets ultimes dont nous ne savons que faire.

S. BRUNEL, « Les ambiguïtés du développement durable », Sciences humaines,
hors-série n° 49, juillet-août 2005

DOCUMENT2
Toute production n'est pas forcément polluante ni dégradante. Le produit intérieur brut (PIB), évalué monétairement, enregistre la croissance des activités de services, dont la pression sur les écosystèmes1 n'est pas comparable à celle de l'industrie et de l'agriculture. La nature de la croissance importe au moins autant que son ampleur. [...]
L’utilisation planétaire des ressourcesdoit être organisée de telle sorte que les pays pauvres puissent enclencher la croissance nécessaire à la satisfaction des besoins essentiels, et que les plus riches deviennent économes. Tout modèle imposé aux pays pauvres ne pourrait que détruire leurs racines culturelles et constituer un obstacle à un développement émancipateur. Dans les pays riches, il convient de penser les politiques enfonction de la transition à assurer.

1. Écosystème : ensemble des êtres vivants et des éléments non vivants d'un milieu naturel.

J.-M. HARRIBEY, « Faut-il renoncer au développement ? », Manière de voir, Le Monde diplomatique,
n° 81, juin-juillet 2005
DOCUMENT 3
Production d'électricité d'origine renouvelable en France
(en milliards de Wh)*

| |Solaire |Bois|Biogaz |Éolien |Total |
|En 2000 |3 |1437 |346 |77 |1863 |
|En 2010 |17 |1500 |3000 |8000 |12517 |
|(prévisions) | | | || |

*Wh: watt-heure : mesure de la production d'énergie électrique.

Note : Dans le cadre de la stratégie européenne sur les sources d'énergie renouvelable, la France devrait faire passer la production d'électricité d'origine renouvelable de 17 % en 2000 à 21 % en 2010.

A.-M. SACQUET, Atlas mondial du développement durable, Éd. Autrement, coll.«Atlas/Monde»,
nouv. éd. 2003

DOCUMENT 4
Il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre. [...]. Trois solutions sont envisageables : la taxation, qui, en augmentant les coûts, incite les utilisateurs à réduire leurs émissions; l'obligation, qui consiste à contraindre certains utilisateurs à réduire leurs émissions; et enfin le marché, par le biais des quotas d'émission. [...]
Créez desdroits de propriété là où n'existent que des biens publicsl et tout ira mieux [...], concluent Pascal Salin et les libéraux. […] La biodiversité, l'atmosphère, la couche d'ozone, l'eau …Transformer ces biens publics en marchandises n'est pas forcément impossible [...] mais on voit les conséquences : la capacité d'exclure ceux qui ne payent pas.

1. Bien public : bien à la disposition de...
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