Croissance et emploi

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1200 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 5 juin 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Les enjeux et les déterminants de la mobilité sociale
A. L'ascenseur social est-il en panne ? La mobilité sociale dépend de la stratification sociale, c'est-à-dire du mode de différenciation des groupes sociaux. Dans les sociétés d'ordres ou de castes, la mobilité sociale n'existe pas car le statut social est transmis à la naissance. Elle n'est possible que dans les sociétés démocratiques où lestatut social est acquis. Alexis de Tocqueville est le premier sociologue à avoir identifié ce lien entre mobilité sociale et démocratie. Selon lui, les démocraties se caractérisent par un processus d'égalisation des conditions. Mais l'égalité des situations est impossible à réaliser. La démocratie valorise alors l'égalité des chances plutôt que (égalité matérielle. Dans la société françaisecontemporaine, l'ambition des individus est de grimper dans l'échelle sociale. Si (égalité des chances existe, chacun peut espérer occuper les positions sociales les plus élevées grâce à ses efforts et son talent: c'est le principe de la méritocratie. B. Comment la mobilité sociale a-t-elle évolué en France? Pour mesurer la mobilité sociale, on utilise une table de mobilité. La diagonale d'une table demobilité mesure l'immobilité sociale tandis que les chiffres extérieurs à cette diagonale représentent la mobilité ascendante (ascension sociale) ou descendante (démotion sociale, déclassement social). En France, la mobilité sociale augmente depuis 1945, comme le montre la réduction des chiffres de la diagonale des tables de mobilité. Contrairement aux discours pessimistes sur la panne de(ascenseur social, elle est même restée stable depuis la crise. Pourtant, la mobilité sociale est limitée. La mobilité se réalise principalement entre catégories sociales proches : les trajets sociaux sont courts. Ainsi, les enfants de cadres ont une faible probabilité de devenir ouvrier et les enfants d'ouvriers ont une faible probabilité de devenir cadre. La mobilité sociale profite alorsprincipalement aux classes moyennes. C. Quelle est t'importante de la mobilité structurelle La mobilité sociale totale peut être décomposée en une mobilité structurelle et une mobilité nette (mobilité de circulation). La mobilité structurelle est celle qui est liée à l'évolution des structures sociales, la mobilité nette étant le surplus de mobilité observé. Durant les Trente Glorieuses, la mobilitéstructurelle a joué un rôle essentiel, la mobilité nette apparaissant comme faible. Depuis les années 1990, la part de la mobilité structurelle dans la mobilité totale a augmenté. Les deux principaux facteurs de la mobilité structurelle sont les transferts entre les secteurs d'activité et les différences de fécondité entre catégories sociales. Le déclin de l'agriculture puis celui de l'industrie, latertiarisation de la population active ont entraîné la diminution des postes du bas de la hiérarchie sociale au profit de ceux du sommet. En matière de fécondité, les catégories sociales qui ont la plus faible fécondité (classes moyennes et supérieures) laissent des places disponibles qui sont occupées par les classes les plus fécondes (classes populaires). Depuis la fin des années 1970, les sociologuesdistinguent la mobilité absolue de la mobilité relative (fluidité sociale). La mobilité absolue est celle qui apparaît directement dans les tables. Elle intègre donc l'évolution des structures sociales.

La fluidité sociale permet de comparer l'origine et la position sociales des individus indépendamment de la structure sociale. Elle permet de mesurer la mobilité d'une catégorie sociale parrapport à une autre (mobilité relative). En France, la fluidité sociale n'a cessé de croître depuis 1953 mais à un rythme faible (en moyenne o,5 % par an). Cela signifie que la société française s'est légèrement assouplie.

La méritocratie est-elle un mythe ?
A. Une démocratisation scolaire relative En France, depuis les années 195o, l'école connaît une démocratisation quantitative : dans une...
tracking img