Dissert bac

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  • Publié le : 4 février 2010
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Alain Badiou

L'homme!Voila ce que nous sommes, mais que sommes nous vraiment?
C'est la question que se pose Badiou dans L'éthique: essai sur la conscience du mal. Dans ce recueil il réfléchie sur la question de l'homme en tant que sujet ou simple être vivant.
Cette question lui permet d'attaquer la logique des droits de l'homme, au travers de son propre avis. En effet les doctrinaires desdroits de l'homme désignent l'homme comme simple être vivant, cela dit comme un animal. DE ce fait Badiou leur reproche de ne pas reconnaitre en l'homme sa singularité.
Pour élaborer son désaccord, il propose trois raisons de ne pas se contenter de dire que l'homme est une victime et donc un simple être vivant.
Nous allons étudier la première raison de Badiou en traitant tout d'abord del'animalité de l'Homme et ensuite le fait que l'homme soit tout de même un être capable de revendiquer son humanité.

Badiou donne trois raisons pour lesquelles il est inacceptable de définir l'homme comme une victime comme le fait les droits de l'homme.
Dans son explication à la première raison, Badiou part de l'idée que l'homme ne se distingue en rien des autres espèces vivantes. Il réduit alorsl'homme à un être vivant au début du texte en disant clairement que l'état de victime, de bête souffrante assimile l'homme à sa simple identité de vivant et sa substructure animale. Autrement dit l'état de victime, est un état qui se rapporte à tout être vivant, tel que l'animal.
De plus, dans ces expressions il utilise les adjectifs pure et simple pour désigner l'identité de vivant. A traversces utilisations il montre alors que le vivant est la base de l'homme, qu'elle ne caractérise donc pas seulement l'homme. Elle ne le singularise pas...
Badiou va plus loin dans sa démarche de prouver que l'homme et l'animal ne se différencie pas si simplement. En effet il donne la référence de Bichat: la vie est l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort.
Au travers de cette notion ilexprime clairement que ce n'est pas résister à la mort qui singularise l'Homme, puisque pour lui la vie c'est résister à la mort, autrement dit l'animal résiste aussi à la mort puisqu'il vie. L'homme et l'animal ne se différencie alors pas sur ce plan.
L'idée principale du début du texte est que l'homme est similaire à l'animal par son état de victime puisque en effet tout comme l'homme, l'animal entant que victime, résiste à la mort, puisqu'il vit. On remarque que Badiou utilise le terme de bête souffrante pour désigner l'homme lorsqu'il se trouve en état de victime. Le philosophe désigne ici l'homme en tant que bête pour démontrer au travers de l'écriture, la similitude qui se dégage avec l'animal.
Par la suite il expose l'humanité comme une espèce animale. Ici il utilise le termebiologique espèce pour persuader ses lecteurs de l'animalité qui se dégage en l'homme. Il est vrai que le mot espèce est généralement utilisé pour désigner la diversité animale, les espèces animales et non l'humanité.
Il la désigne ensuite comme mortelle et prédatrice. Mais selon lui ce n'est pas ces deux notions qui singularise l'humanité dans le monde (il insiste sur ce fait en utilisant leconnecteur mais).
En effet nous connaissons le terme de prédateur attribué au animaux tels que le lion par exemple; mais Badiou rapporte aussi ce terme aux hommes et plus précisément aux bourreaux. Il prouve alors que l'homme dégage une nature animale quand il possède le rôle de prédateur. Il le dit clairement en exprimant: «en tant que bourreau, l'homme est une abjection animale.» Si Badiou réfère lebourreau à un animal, c'est parce que le bourreau est un homme dur avec autrui, c'est à dire qu'il n'a pas d'humanité en lui. En effet il n'a pas de limites envers autrui, il est censé faire du mal, torturer la victime... Ce comportement fait alors du bourreau, une abjection animale.
S'ajoute à cela la désignation de l'humanité par le terme animal. Au travers de ce terme, Badiou renforce le...
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