Dissertation

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Faculté de Médecine ULP F67000 Strasbourg Année 2004-2005
Module de la Conception à la Naissance

IVG
(item 27)

Objectifs :
Préciser les modalités réglementaires. Argumenter les principes des techniques proposées. Préciser les complications et les répercussions de l’IVG.

Introducion
L'interruption volontaire de grossesse, légale en France depuis 1975, reste toujours un problème desanté publique, compte tenu du nombre de femmes concernées chaque année. Reflet de l'évolution des mentalités et des pratiques, la nouvelle loi du 4 juillet 2001 sur la contraception et l'IVG a été élaborée dans le souci de faciliter l'accès à l'IVG ainsi qu'à la prescription et la délivrance de contraceptifs. Cet acte médical n'est jamais anodin pour la femme, tant d'un point de vuemédico-chirurgical que psychologique, d'où l'attention qui doit être portée au choix de la technique d'avortement, mais aussi à l'accueil et à l'écoute de la patiente. L'IVG (interruption volontaire de grossesse) ne peut être pratiquée qu'à l'issue d'une procédure qui vise d'une part la prescription de la méthode la plus adaptée et d'autre part à s'assurer que l'intéressée désire effectivement cette intervention.Cette procédure a été récemment mise à jour par la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001 relative à l'IVG et à la contraception. Une nouvelle loi s'imposait car celles de 1967 et 1974 sur la contraception et celles de 1975 et 1979 sur l'IVG n'étaient plus totalement adaptées, selon le gouvernement, à la réalité sociale et à la réalité médicale. Partant de ce constat, le gouvernement avait demandé en1998 des enquêtes plus approfondies dans ces 2 domaines. Quelques chiffres ressortaient de ces travaux : 220 000 IVG pour 730 000 naissances, en 1998 ; la proportion de ces interventions par rapport aux accouchements varie largement d'une région à l'autre (20 en Alsace, 45 en Corse, 70 en Guadeloupe). En 1990, 22 des IVG concernaient des femmes en ayant déjà subi au moins une ; 10 000 mineures paran étaient confrontées à une grossesse non désirée et 7000 d'entre elles avaient eu recours à une IVG ; 5 000 femmes par an, avec une grossesse non désirée qui dépassait 12 semaines d'aménorrhée (SA), étaient obligées de l'interrompre dans un pays européen proche. Le gouvernement a donc présenté un projet de loi en juillet 2000, afin de faciliter l'accès à la contraception et à l'IVG qui allaitaboutir à la nouvelle loi publiée au Journal officiel le 7 juillet 2001. 88 Législations européennes en matière de délai d’IVG 14 SA Autriche Belgique France Danemark Grèce Luxembourg 18 SA Suède 22 SA Espagne 24 SA GrandeBretagne Pays-Bas

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Faculté de Médecine ULP F67000 Strasbourg Année 2004-2005
Module de la Conception à la Naissance

Cadre légal • Consultation initiale Tout médecinpeut être amené à pratiquer une IVG. Le médecin sollicité est en droit de refuser la demande (clause de conscience), mais il doit en informer l'intéressée sans délai, et lui communiquer immédiatement le nom des praticiens susceptibles de réaliser cette intervention ou un établissement pratiquant les IVG. Le médecin qui fait la consultation initiale doit faire le diagnostic de la grossesse etpréciser l'âge gestationnel. L'IVG ne peut être réalisée qu'avant la fin de la 12e semaine de grossesse (14 SA). Un examen clinique complet doit être réalisé. Les antécédents médicaux, chirurgicaux et gynéco-obstétricaux sont détaillés. L'examen au spéculum vérifie la normalité du vagin, la position et l'aspect du col. Le toucher vaginal apprécie la souplesse de culs-de-sac vaginaux, la posi-tion et levolume utérin qui est comparé à l'aménorrhée annoncée. Le diagnostic différentiel se fait avec une grossesse multiple, une grossesse extra-utérine, une grossesse molaire, une grossesse arrêtée, un utérus fibromateux. Le médecin doit donner à la patiente une information claire et adaptée sur les méthodes d'IVG et d'anesthésie, sans occulter les risques potentiels. Le mode de contraception...