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  • Publié le : 19 décembre 2008
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« Les Fourberies de Scapin », comédie écrite par Molière en 1671, retrace les aventures d’Octave qui, pendant un voyage de son père, s’est marié avec une jeune fille, prénommée Hyacinthe, sans que cedernier ne soit au courant. Dans cet extrait, qui constitue la scène d’exposition de l’œuvre, le personnage principal apprend que son père, de retour dans le pays, lui a trouvé une autre femme. Cetexte peut-être décomposé en deux parties : d’une part, le questionnement incessant d’Octave à son valet Sylvestre, qui vient de lui apprendre la nouvelle, pour « essayer » d’en savoir un peu plus etd’autre part, les réprimandes du serviteur zélé à son maître, concernant cette affaire. En quoi cette scène constitue-t-elle une caricature de la réalité du XVIIème siècle? Dans un premier temps, nousnous attacherons à mettre en évidence que ce texte est structuré autour d’un éternel recommencement, puis dans un second, que la discussion sur le retour du père d’Octave est problématique, que ce soitdans la gestuelle des personnages ou dans la confrontation entre Sylvestre et Octave.

L’éternel recommencement est fortement lié à l’absence de progression dramatique. En effet, cet extrait estcomposé de nombreuses réponses tel que « Oui » (l.5, 10 et 15) ou bien « Ce matin même » (l.7) ou encore « Du seigneur Géronte » (l.12).Ces répliques, dûes à des questions dites peu « ouvertes » et à unserviteur peu bavard, sont donc soit des adverbes équivalant à une proposition affirmative, soit la reprise de l’intitulé de la question. De fait, elles ne peuvent apporter une réelle progressiondramatique : un tel dialogue, dont la situation du début est la même qu’à la fin serait plus qu’incongru dans la réalité du XVIIème siècle.
De plus, la répétition du même dans ce texte caractériseaussi l’éternel recommencement. Ainsi, Octave dit « Tu viens, Sylvestre, d’apprendre au port que mon père revient ? » (l.4) ou encore « Et tu tiens ces nouvelles de mon oncle ? » (l. 16).Toutes ces...
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