Empirisme et rationnalisme

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كلية علوم التربية
Faculté des sciences de l’éducation

Empirisme et rationalisme

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Table de matière :

Table de matière : 2

Introduction : 3

A. La métaphysique comme science : 4

B. Les idées innées : 4

I. Le rationalisme : 6

1. Précisions terminologiques : 6

2. Le rationalisme moderne : 7

II. L’empirisme : 9

A. La biographiede HUME : 9

1. Les perceptions : 10

2. La possibilité de connaître : 12

3. La causalité : 12

4. L'accoutumance : 15

B. La biographie de CONDILLAC : 16

1. La sensation : 16

2. L'hypothèse de la statue : 18

3. Le problème de Molyneux : 18

4. Le langage : 21

III. Empirisme et rationalisme : 22

Conclusion : 24

Introduction :

Depuis la nuit des temps,quand un individu remet en question nos façons de penser, nous avons tendances à lui opposer une résistance. Cette résistance s’accroît lorsque les forces de changement nous obligent à remettre en question non seulement ce que nous pensons (les idées), mais aussi la manière dont nous pensons (le processus de pensée).
Mais avant de poursuivre, il nous semble important de bien définir de quoi nousparlons.
Selon J. WATSON, les différences entre les individus s’expliquent par les conditionnements provenant du milieu dans lequel chacun évolue. Les conditionnements façonnent les comportements, qui vont donc constituer la personnalité. La pensée, le langage, les émotions relèvent de conditionnements bien spécifiques, mais peuvent être modifiés à nouveaux.
Quant à la perspectiveconstructiviste qui a pris son essor en réaction au behaviorisme qui limitait trop l’apprentissage à l’association stimulus-réponse, constitue une autre manière de penser le savoir, une référence pour construire des modèles de l’enseignement, de l’apprentissage et des programmes d’études. Dans ce sens, c’est une philosophie.
En ce qui concerne le cognitivisme, dont l’appellation renvoie au termecognition (connaissance dans le sens de processus et de produit) privilégie l’étude du fonctionnement de l’intelligence, de l’origine de nos connaissances ainsi que des stratégies employées pour assimiler, retenir et réinvestir les connaissances.
Oui, l’avenir est possible, mais seulement si nous rompons avec nos vieilles manières de penser. Or, est ce qu’on peut dénicher que l’empirisme et lerationalisme constituent le modèle performant d’apprentissage, de formation… Autrement dit, que peut-on dégager, de neuf, de l’empirisme et du rationalisme ?

La métaphysique comme science :

Comme beaucoup d'hommes du 18ème siècle, Hume et Condillac tenteront de faire de la métaphysique une science. Et c'est en ce sens que l'on peut parler d'une révolution métaphysique et d'un triomphede l'empirisme. Pour Condillac, par exemple, il existe deux métaphysiques. Il y a l'ancienne, celle des cartésiens, qui est fausse, vaine, ambitieuse, et qui ne représente qu'un "ramassis d'abstractions", et la nouvelle métaphysique, la vraie, celle de Locke, qui contient la connaissance dans les bornes de l'expérience et qui peut ainsi atteindre des vérités. Hume, de même, nous dira qu'il fautdétruire la fausse métaphysique et il voudra montrer qu'il faut employer, dans l'étude de l'esprit humain, la "méthode expérimentale" illustrée par Newton dans la mécanique célestre. Il se proposera, en quelque sorte, d'être le Newton des sciences morales et d'établir une sorte de géométrie mentale. Il nous invite même, à la fin de l'Enquête sur l'entendement humain, à une pyromanie symbolique. Ilnous dit : " Quand persuadé de ces principes, nous parcourons les bibliothèques, que nous faut-il détruire ? Si nous prenons en main un volume de théologie ou de métaphysique scolastique, par exemple, demandons-nous : contient-il des raisonnements abstraits sur la quantité ou le nombre ? Non. Contient-il des raisonnements expérimentaux sur des questions de fait et d'existence ? Non. Alors...
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