Espionage

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  • Publié le : 28 mars 2011
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En ligne de mire, trois cadres du groupe, MM. Balthazard, Rochette et Tenenbaum, suspectés d'avoir livré des secrets industriels à des concurrents contre rémunération. De fortes sommes qui auraientété mises à l'abri des regard sur des comptes en Suisse. Les trois cadres ont été licenciés, bien qu'ils aient toujours nié les faits reprochés.

Le premier coup porté à cette théorie d'un complotourdi pour dépouiller Renault de ses secrets a été donné par Le Canard enchaîné. Le 23 février, l'hebdomadaire satirique révélait que la commission rogatoire sur l'existence des comptes bancaires suissesn'avait rien donné pour l'un des cadres. Les recherches concernant les deux autres se révéleront elles aussi infructueuses.

"S'ILS TROUVENT PAS, C'EST QU'ILS NE VEULENT PAS TROUVER"

Dès le 14février, la direction de Renault a commencé à douter des informations fournies par l'un des responsables de la sécurité de la marque au losange, Dominique Gevrey. C'est lui qui a affirmé que les troiscadres étaient impliqués dans une affaire d'espionnage, sur la foi d'une source dont il taira le nom. L'Express.fr et France 2 révèlent, lundi 28 mars, la transcription des propos tenus lors d'uneréunion du 14 février, lors de laquelle M. Gevrey a été questionné par le directeur juridique du groupe, Christian Husson, et par le patron de la sécurité, Rémi Pagnie. La discussion, dont ces deux médiasse sont procuré l'enregistrement, a eu lieu en présence de Me Jean Reinhart, l'avocat de Renault.

Dès le départ, M. Husson donne le la de la discussion, prouvant que les hautes sphères du groupecommencent à paniquer face à cette situation qui leur échappe, faute de preuve irréfutable. "On est là, ensemble, pour essayer de sortir une putain de solution. Pas pour t'emmerder", lance M. Husson àM. Gevrey. Ce dernier n'en démord pas, c'est une "source" fiable qui a soulevé le problème d'espionnage industriel. Et qu'importe le fait que la Suisse n'ait pas trouvé de compte au nom des cadres...
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