Explication du texte de nietzche (pas entier) suite à venir

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  • Publié le : 1 janvier 2011
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EXPLICATION DU TEXTE DE NIETZSCHE

Dans ce texte tiré d’Aurore, Nietzsche se propose de réfléchir sur le travail ; attention pas n’importe quel travail : le travail « du dur labeur du matin au soir » c’est-à-dire le travail pénible et incessant.
Posons donc la question du texte : Qu’entend-on au « travail » ? Pourquoi glorifie t-on le travail aliénant ? Et que cache cette sacralisation dutravail ?
Le philosophe affirme d’un ton ferme que le travail pénible et incessant tient l’individu prisonnier et l’aliène. Il dit aussi que ce travail occupent tellement l’homme qu’il n’a pas le temps pour réfléchir, désirer et être libre ; c’est-à-dire qu’il conditionne l’individu et l’oblige à penser collectivement. Il rétorque également que le travail pénible épuise la force nerveuse.
Nietzsches’attachera tout d’abord à désigner ce qu’on entend par la « glorification du travail » et démontrera que le travail est une condamnation de toute vie individuelle, c’est-à-dire libre et intelligente, riche de valeurs affectives, en clair toutes les choses qui inquiètent ; puis il s’appesantira sur le fait que l’ordre social est valorisé, qu’il est pris pour absolu, sans danger mais qu’il détruitl’humanité.

Dès le début du texte, Nietzsche part d’un constat : on glorifie le travail ; c’est-à-dire l’idée selon laquelle il aurait une valeur supérieure, il est même sacralisé et placé sur un pied d’estale. Ainsi l’auteur n’adhère pas à cette idée, à cette sacralisation du travail.
Le travail dont il est question dans le texte n’est pas le travail en ce qu’il est une extériorisation desqualités physiques et intellectuelles dans lequel l’Homme se réalise et s’épanouit, mais en ce qu’il est un « dur labeur du matin au soir » c’est-à-dire l’activité pénible et incessante. Marx, qui a autrefois discuté du travail aliéné avec Nietzsche, a proposé une définition du travail pénible en insistant sur les importants efforts que fournit l’Homme lorsqu’il travaille. Il dit que  « L’œuvreexige pendant toute sa durée, outre l’effort des organes qui agissent, une attention soutenue, laquelle ne peut elle-même résulter que d’une tension constante de la volonté » ; c’est pourquoi le travail est pénible.
L’auteur comprend cette glorification comme une peur de l’individuel. En effet, ce travail tend vers les « actes impersonnels » c’est-à-dire le collectif, tout ce qui est étranger àl’individualité et même contre. Nietzsche soupçonne que la valorisation de ce travail a un sens caché, latent, « arrière-pensée », « au fond ». En effet, la sacralisation du travail cache des choses. Quels sont ces choses ? Que masque la glorification du travail ?
Elle masque une crainte de la liberté. L’auteur affirme l’idée selon laquelle « un tel travail constitue la meilleur des polices » et qu’iltiendrait l’Homme « en bride » ; c’est-à-dire que le travail dont il est question, surveille l’Homme ainsi que ses faits et gestes. Il le conditionne, le dirige. Ici le travail joue un rôle politique ; c’est comme si le travail imposerait des règles que l’individu serait tenu de respecter. Ainsi il l’embrigade, lui et ses pensées. L’homme serait alors à l’image d’un robot obéissant à son maître.En ce sens on peut voir ici une sorte d’atteinte à la liberté individuelle. L’homme ne peut ainsi décider de ses faits , nous dirons même de ses envies. Ainsi le travail constitue une sécurité, empêchant l’Homme de s’exprimer, de s’ouvrir et de se développer.
La sacralisation du travail cache aussi une peur de l’intelligence. Nietzsche soutient également que le travail atteint à l’esprit critiquede l’individu. Ainsi pour reprendre les mots du texte le travail « entrave puissamment le développement de la raison ». L’Homme est occupé par le travail pénible qu’il fait du matin au soir et ceci va à l’encontre du développement de la raison ; c’est-à-dire qu’il n’a plus de temps à consacrer à l’éducation de sa raison, ainsi qu’à son développement. Selon l’auteur le travail « consume une...
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