Fin ou retour des classes sociales

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 9 (2154 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 6 octobre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
« Fin ou retour des classes sociales ? »
| |

Les classes sociales sont l’enjeu d’une bataille idéologique qui fait rage depuis bientôt trois siècles et qui n’est pas prête de s’éteindre… Cette forme de stratification sociale se serait formée après laRévolution française (détruisant la hiérarchie traditionnelle de la société d’ordres), ou par l’effet de la Révolution industrielle (d’où a découlé le prolétariat usinier). Cette notion de « classes sociales » reste fluctuante, imprécise et sans définition universellement acceptée. Néanmoins, parmi toutes les formulations sociologistes, ressort l’idée commune « d’une organisation de la société engroupes hiérarchisés », la théorie de Karl Marx restant la plus utilisée et celle à laquelle on fait référence le plus souvent quand on emploie ce terme. Ce communiste et théoricien socialiste allemand organise la société en deux groupes, qu’il qualifie d’homogènes, selon deux critères : l’objectif, qui résulte de la place dans le processus de production et constitue la classe en soi et le subjectif,qui prend en compte la conscience de l’individu d’appartenir à un groupe et la manière dont il défend ses intérêts. Ce dernier élément, qu’il définit comme « lutte des classes » demeure indispensable et déterminant dans sa conception de classes, et plus particulièrement de classes pour soi. A travers cette construction, il met en évidence deux classes : le prolétariat qui vend sa force deproduction et la bourgeoisie, qui possède le capital et rétribue les ouvriers du minimum vital en gardant la plus-value. Cependant, avec la période de forte croissante des Trente Glorieuses, la notion de « classes sociales » avait quasiment disparu des mœurs. Or, elle réapparaît aujourd’hui aussi bien dans les discussions politiques que dans les thèmes de recherche comme on peut le voir dans plusieursarticles parus récemment et traitant de l’actualité nouvelle des classes. Ainsi, de nombreuses controverses concernant le sujet agitent les débats et divisent tous ceux qui ont pour profession de produire des représentations de la structure sociale même si l’INSEE a tenté d’apaiser « les conflits » avec l’invention des PCS en 1950. Ces catégories socioprofessionnelles auraient été structurées par denombreux critères neutres mais n’ont tout de même pas atténué les divisions sur cette question de pertinence des classes.
On peut alors se demander à notre tour si les classes sociales - au sens de Marx -sont en voie de disparition en France aujourd’hui.
Pour cela, nous constaterons tout d’abord une disparition progressive des classes sociales puis nous remarquerons que les clivages restenttrès présents dans notre société.

Tout d’abord, force est de constater que la structure sociale s’homogénéise, particulièrement du fait des mutations du travail qui ont eu lieu lors de la Révolution Industrielle du XIXème siècle. Cette disparition progressive des classes se traduit pour commencer par un affaiblissement de la classe en soi représenté par le déclin numérique de la classe ouvrière.Il est premièrement dû à une désindustrialisation progressive s’accompagnant de la montée du secteur tertiaire qui entraîne, à son tour, une augmentation de la salarisation. On a ainsi vu le nombre d’employés, de salariés issus de la catégorie des professions intermédiaires et même de celle des cadres et professions intellectuelles supérieures, surpasser très largement le nombre d’ouvriers, quilui, ne faisait que décroître. De plus, comme nous l’explique le document 2, le niveau de qualification étant en constante hausse, les ouvriers spécialisés se sont vite retrouvés déboussolés et sans emploi, laissant place à des ouvriers requalifiés, issus d’autres milieux sociaux, défavorisant l’homogénéité des classes entre elles.
Se pose également le problème de définition de cette classe...
tracking img