Fiv et impasses

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  • Publié le : 6 avril 2011
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La Bioéthique : une morale du vivant.

La Fécondation in Vitro (FIV)

Depuis sa création, la Bioéthique a beaucoup évolué. Les techniques médicales aussi. La Fécondation in Vitro en est la preuve. Cette technique, développée au Royaume-Uni par les docteurs Patrick Steptoe et Robert Geoffrey Edwards, a pour but d’aider médicalement les personnes ne pouvant avoir d’enfants pour diverses raisonsque nous aborderons. La Fécondation in Vitro consiste à féconder un ovule en laboratoire puis implanter cet ovule fécondé dans l’utérus d’une femme « cliente ». Rappelons le cas du premier bébé éprouvette, Louise Brown, née en 1978. Les médecins avaient prélevé des ovules chez sa mère, recueilli des spermatozoïdes chez son père, pour réaliser la fécondation in vitro (FIV), c'est-à-dire enlaboratoire. En France, le premier bébé éprouvette se prénomme Amandine, née en 1982. Cependant cette solution n’est pas accessible à tous. La loi et la bioéthique limite l’utilisation de la FIV.

Quelles sont donc les limites de la FIV ? Qui peut en bénéficier et pour quelles raisons ?

I. La Fécondation in Vitro et les individus qui la souhaitent.

En 2007-2008 alors que 15 % environ descouples ont des difficultés à faire des enfants, 2 % environ des bébés des pays riches sont issus de la fécondation in vitro.

La technique de la FIV est très bien maîtrisée, mais la fécondité de la femme baisse de manière inexorable à partir de 35 ans et de manière encore plus importante après 40 ans du fait de la qualité et de la quantité des ovocytes contenus dans les ovaires qui diminuent avec letemps. C'est ce qui explique que les grossesses sont plus difficiles à obtenir. Les chances de tomber enceinte avec une FIV sont de:
• 35% si la femme a moins de 38 ans et 15% au delà,
• 10% à 40 ans,
• Inférieur à 1% à 44 ans.
• Il faut aussi savoir que même si la FIV a marché, les chances d'avoir un enfant à terme sont moindres, en particulier du fait que le nombred'avortements spontanés augmente avec l'âge de la mère et que si plusieurs embryons ont été placés, il y a un risque d'accouchement prématuré.
Tous ces éléments font que la sécurité sociale a fixé à 43 ans la limite de remboursement de 4 tentatives de FIV pour chaque grossesse.
Pour une meilleure chance de fécondation, il est en général d’usage d’implanter 2 ovules fécondés. Il arrive parfois que desovules (fécondés ou non) ne soient pas utilisés. Il est donc possible de les congeler pour une implantation ultérieure. Si un ovule non fécondé ne veut pas être réutilisé, la « propriétaire » de cet ovule peut choisir d’en faire un don qui sera utile aux femmes étant stériles. Pour une FIV, environ 6 embryons sont créés. Sur les 6, 2 sont implantés, 1 ou 2 sont congelés et 2 ou 3 sont détruits carils ne sont pas considérés comme étant de bonne qualité.

Précisons que pour pouvoir faire une FIV, la femme donneuse doit remplir certaines conditions :
- Avoir au moins un enfant
- Être en bonne santé

Pour une FIV, il est logique que pour la fécondation de l’ovule, on a besoin de sperme. Si un couple désire un enfant, la FIV peut résoudre un problème d’infertilité. Si l’homme estfertile, c’est à lui de donner son sperme. Si l’homme est stérile, le couple peut avoir recours à un donneur anonyme.
Pour l’homme donneur, des conditions sont également à respecter :
- Être volontaire
- Être père (si en couple)
- Avoir moins de 45 ans
- Si l’homme stérile est en couple et qu’une FIV est demandée, l’homme doit donner son accord
- Être en bonne santé (pasde maladies génétiques, de MST ou de VIH)

Voila comment se fait une FIV :
[pic]
C’est ce que l’on appelle une injection intracytoplasmique de spermatozoïdes à l'aide d'une pipette (à droite) dans un ovule retenu par une pipette de succion (à gauche).

Si toutes les conditions sont remplies, autant du coté de la femme que du coté de l’homme, la FIV sera possible mais il faut encore savoir...
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