Germunal

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  • Publié le : 5 juillet 2010
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Etienne Lantier : (première scène et premier chapitre)

C’est Etienne Lantier qui ouvre le livre. Zola met en avant, lors des premiers paragraphes, un homme complètement accablé par le froid : « Il marchait d’un pas allongé », « grelottant » (p.51, l.13), « les deux mains…que les lanières du vent d’est faisaient saigner »(p.51, l.18-19), « Une seule idée occupait sa tête vide d’ouvrier sanstravail et sans gîte, l’espoir que le froid serait moins vif après le lever du jour »(p.51, l.19-21), « il ne put résister au besoin douloureux de se chauffer un instant les mains. » (p.51, l.25-26). Zola consacre tout un paragraphe pour exprimer le désir d’Etienne de se réchauffer. Nous ressentons bien que cela fait plusieurs jours que cela dure et que la mine est son dernier espoir de seréchauffer.
Etienne ouvre également le film. Or il a déjà repéré les brasiers de la mine lorsque le film commence. On le voit qui marche à la recherche d’un coin chaud. La première chose que voit le spectateur ce sont les pas d’Etienne. La caméra est fixée sur ses jambes durant quelques secondes et ensuite elle monte et nous le voyons de dos. Ces deux points de vue montrent que cela fait un moment qu’ilest sur la route et qu’il est épuisé, le fait de le voir avancer alors que la caméra reste statique accentue encore la marche. Cela illustre bien l’idée de Zola dans les premières pages du livre.
Dans les images suivantes on découvre le visage d’Etienne. Il a le teint pâle, marqué par la fatigue. L’expression de son visage traduit bien son épuisement. Ensuite découvre la fosse. Il s’arrête. Celamontre son hésitation, « la honte » qui le prend en voyant la fosse expliquée par Zola à la ligne 46 de la 52ème page : « Alors, l’homme reconnut une fosse. Il fut repris de honte : à quoi bon ? Il n’aurait pas de travail ».
Il finit malgré tout par avancer jusqu’au terri, comme décrit dans le livre. Il attire l’attention de Bonnemort. Cependant un élément diffère dans le film par rapport aulivre. Après le premier contact entre les deux hommes il est dit dans le texte qu’il y a un long silence et qu’Etienne intimidé se présente. « Un silence se fit. L’homme, qui se sentait regarde d’un œil méfiant, dit son nom tout de suite » (p.53, l.1-2). Or dans le film Etienne demande immédiatement si « c’est une fosse ». Cette demande est également dans le texte mais plus tard, après qu’il se soitprésenté. « C’est une fosse, n’est-ce pas ? » (p.53, l.81) Ici, Berri a donc retiré le « n’est-ce pas ? » de Zola. Cela donne un langage plus affirmé à Etienne et qu’il aura tout au long de cette scène. Etienne est donc moins craintif dans le film, il se lance tout de suite pour demander s’il y a du travail, alors que dans le livre il est plus hésitant.
Ensuite Zola décrit le physique d’Etienne« Les flammes l’éclairait, il devait avoir vingt et un ans, très brun, joli homme, l’air fort malgré ses membres menus. » (p.53, l.72-74). Auparavant (p.51, l.14), il est aussi décrit son habillement. Mais Zola donne peu de détails; Claude Berri a ainsi assez de liberté pour représenter son personnage. Par exemple, la couleur de ses vêtements n’est pas précisée. Berri a choisit le rouge pour saveste. Lorsqu’il arrive vers la mine il détonne des autres habillés eux en costume de travail gris et abîmé par le charbon. C’est l’intrus, l’étranger qui arrive. Aussi il porte un chapeau, alors que les autres autours ont leur casquette de travail. Cela montre qu’il n’est pas encore des leurs.
Ensuite, dans le texte, un paragraphe est consacré aux premières, pensées, impressions d’Etienne.(p.53-54, l.94-120). Tout d’abord Etienne revoit son passé. « Etienne…regardait, retrouvait chaque partie de la fosse » (p.53, l.94-96.) Cette partie est filmée à travers le regard d’Etienne. La suite du paragraphe retrace les huit derniers jours d’Etienne, on apprend pourquoi il est devenu un vagabond sans travail. Nous sentons, ici le désespoir d’Etienne « Rien, plus un sou, pas même une croûte :...
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