Gestion actifs passifs

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 36 (8783 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 14 juin 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Ministère de L'enseignement Supérieur et de la recherche scientifique Université Ferhat Abbas

Laboratoire partenariat et investissement dans les PME/PMI dans l’espace Euro-Maghrébin

Faculté des sciences economiques, commerciales et sciences de gestion

Les sociétés d’Assurances Takaful et les sociétés d’assurances Traditionnelles Entre la Théorie et l’Expérience Pratique
Thème :
LAGESTION ACTIF-PASSIF DANS UNE COMPAGNE D’ASSURANCES Par : BELHIMER HOCINE
CADRE D’ETUDES CAAT ASSURANCES



INTRODUCTION-GENERALE L'assurance est une activité financière spécifique, ce qui rend la politique de gestion des actifs d’une compagnie d’assurance différente de celle d’une société ordinaire. En effet, en plus des considérations de rentabilité et de sécurité des actifs, un gestionnairedes actifs d’une compagnie d’assurance doit prendre en considération aussi à la solvabilité de cette dernière. Ce qui nécessite la coordination des décisions de production qui se matérialisent par l’augmentation des engagements de l’assureur inscrites au passif de son bilan, et les décisions de placement impacte l’actif de bilan.

L’absence d’une gestion actif/passif aussi bien au sens del’analyse que de l’action est pour beaucoup dans les difficultés rencontres par les sociétés d’assurance et les fonds de pension depuis la fin des années 1980 dans différents pays : couverture d’engagements certains par des espoirs de plus-values, prolongation de la tendance passée, absence d’examen de scénarios d’évolution des actifs et des passifs…etc.

Cette gestion dynamique de l’actif et du passifde la compagnie par des techniques A.L.M (pour l’anglais Asset And Liability Management) permet de maximiser les rendements financiers générés par les provisions techniques, et de diminuer d’autant les primes. Très succinctement, les techniques A.L.M tendent à faire correspondre les maturités de l’actif et du passif. La stratégie consiste tant à conserver liquide la totalité des primes encaisséesétant loin d’être optimale, il s’agit donc de sélectionner des placements dont les échéances permettront de faire face aux obligations futurs. La présente étude vise à définir la gestion Actif-Passif comme méthodologie de gestion d’une compagnie d’assurances au sein de laquelle s’insère la gestion des actifs ou plus précisément l’allocation d’actif de l’assureur, En d'autres termes, nous posons lesquestions suivantes : Qu’elle est la particularité de l’analyse financière appliquée aux entreprises d’assurances ? ; Qu’est ce qu’on entend par la gestion Actif-Passif d’une compagnie d’assurance ? Est il opportun, nécessaire ou indispensable pour une entreprise d’appliquer une politique de gestion Actif-Passif ? Quels sont les risques auxquels elle permet de faire face ? Quels sont les apportsde la gestion Actif- Passif ? Ses méthodes ? Et ses résultats ? Est-ce que le respect des engagements réglementaires et des règles prudentielles induit une bonne gestion Actif-Passif ? Comment peut on évalué une entreprise d’assurance ?

Quels sont les répercutions de ces nouvelles exigences sur la gestion des actifs de l’entreprise d’assurance ? Pour se faire on a distribué notre interventionau tour de trois parties :

Partie I : particularité de l’analyse financière appliquée aux entreprises
d’assurance………… L'assurance est une activité financière spécifique, caractérisée par : I. L’inversion du cycle de production : Lorsqu’une entreprise souhaite commercialiser un nouveau produit ou service, elle fixe son prix de vente en regard à son prix de revient. La seule inconnue reste alorsle chiffre d’affaires, à savoir le nombre de biens ou services qui vont être vendus. II. La transformation négative : L’assureur finance, quant à lui, ses emplois longs et courts à moyen et long terme. D’où, le phénomène de transformation négative émane essentiellement de la particularité du passif du bilan assurantiel et des risques qui en découlent. III. La tarification et ses implications...
tracking img