Guillaume apollinaire

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  • Publié le : 19 novembre 2011
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Guillaume de Kostrowitzky, dit Guillaume Apollinaire, est né à Rome le 26 août 1880 d'une mère polonaise et d'un père sicilien. En 1885, le père abandonne sa famille qui va s'installer à Monaco. En compagnie de son petit frère Albert né en 1882, Guillaume va faire ses études à Monaco, Cannes puis Nice. Il est bon élève en rhétorique mais n'obtient pas son baccalauréat. En janvier 1899, sa familles'installe à Paris, après des séjours à Aix-les-Bains et à Lyon. De juillet à octobre, les deux frères sont à Stavelot, dans les Ardennes belges, non loin de Spa où leur mère cherche la fortune. Guillaume découvre un pays nouveau, s'intéresse aux légendes et aux particularités locales, s'initie au wallon, conte fleurette à Marie Dubois et écrit beaucoup. À l'instigation de leur mère rentrée àParis, ils quittent tous deux Stavelot en cachette sans payer l'hôtel. Tout en cherchant à gagner sa vie, Guillaume fréquente les bibliothèques parisiennes et travaille intensément. Au printemps 1901, il vit une déconvenue sentimentale auprès de Linda, la sœur de son ami Ferdinand Molina da Silva. En août, il accompagne en Allemagne, avec un contrat d'un an, la famille de la petite Gabrielle deMilhau, dont il est le précepteur depuis le mois de mai. Il séjourne sur la rive droite du Rhin. Dès les premières semaines de son arrivée, il écrit de nombreux poèmes et des textes en prose et tombe amoureux de la miss de son élève, la blonde anglaise Annie Playden. En septembre, ses premiers poèmes sont imprimés.
En 1902, il fait un long voyage en Europe Centrale : Berlin, Dresde, Prague, Vienne,Munich et l'Allemagne du Sud. Il collabore régulièrement à la revue L'Hérésiarque jusqu'à sa disparition en 1903. En août, son séjour en Allemagne prend fin. Annie Playden le repousse, il souffre de son refus. En octobre, de retour à Paris, il est employé dans une banque. Plein de projets littéraires, il collabore à la revue L'Européen. Il fréquente en 1903 les soirées de La Plume où il y rencontreAlfred Jarry et André Salmon. Fin novembre, il crée avec quelques amis une revue, Festin d'Ésope, qui paraîtra régulièrement chaque mois jusqu'en août 1914. Il entreprend en fin d'année un voyage à Londres dans l'intention de reconquérir Annie Playden qui ne se laisse pas fléchir. En 1904, il rompra définitivement avec elle. Elle part pour l'Amérique. Il rencontre Max Jacob et Picasso en 1905 etcollabore à la revue Vers et prose. Il s'installe à Paris en 1907 et rencontre Marie Laurencin qui posa jusqu'au dernier jour, absolument sans pudeur, mais se couvrant de ridicule aux yeux des amis du poète (Cendrars, in Trop c'est trop). Il vit à présent de sa plume et a une intense activité journalistique. Il commence aussi sa collaboration à la revue La Phalange qui durera jusqu'en avril 1909.Année où il s'installe à Auteuil et commence à publier des articles bientôt suivis de poèmes qu'il signe Louise Lalanne. En septembre 1911, il est incarcéré à la Santé sous l'inculpation de recel dans l'affaire des statuettes volées au Louvre par Géry Pieret, qui avait été déclenchée par le vol de la Joconde. L'année suivante, Marie Laurencin l'abandonne et refuse toute réconciliation. Il subit unegrave crise morale et sentimentale. Il quitte Auteuil en 1913 pour le boulevard Saint-Germain, s'intéresse de plus en plus à l'avant-garde littéraire et artistique.
En 1914, Apollinaire est à Nice où il a suivi son ami Siégler-Pascal. S'il n'a pas renoncé à s'engager, comme il en avait manifesté l'intention dès les premiers jours de la guerre, il se laisse séduire par la vie oisive de la Côted'Azur et la société d'amis, anciens et nouveaux, qu'il y rencontre. Il a notamment fait la connaissance d'une jeune femme dont la personnalité l'a sur-le-champ fasciné. C'est Louise de Coligny-Châtillon (Lou) qu'André Rouveyre a décrite « spirituelle, dégagée, frivole, impétueuse, puérile, sensible, insaisissable, énervée, un peu éperdue en quelque sorte ». Sa naissance, son élégance lui en...
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