Importance de la religion, science et philosophie selon aristote, galilée , descartes et moi-même

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  • Publié le : 3 octobre 2010
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ARISTOTE, GALILÉE ET DESCARTES
Si les interactions entre le sacré, la philosophie et la science ont toujours existées, et ce depuis l’antiquité, elles se sont transformées au fil du temps. Ce sont les mœurs et idéaux des sociétés les appliquant qui on fait évoluer ces rapports. Ils sont les reflets des jeux de pouvoirs reposant sur les groupes sociaux de l’époque. Ainsi pour comprendre lediscours dont l’un fait l’apologie, il faut d’abord s’atteler à comprendre l’époque qui a vu naître ces penseurs et du fait ces idées.

ARISTOTE
1- Aristote considère que les hommes tendent vers la Sagesse, définie par Platon comme ce qui est bien et harmonieux. Dans sa théorie, la science permet de dégager les concepts de la perception sensible. Épistémologiquement, Aristote prétend que plus unenotion est abstraite, plus elle est considérée comme du savoir, plus elle est valorisante; de la même façon que l’architecte est davantage estimé que l’ouvrier. La philosophie permet d’assembler l’ensemble de ces réseaux de concepts, et de rechercher la vérité. Cette recherche a pour but d’élever l’Homme en le rendant omniscient. À Athènes, le pouvoir était détenu par les riches bourgeois quidétenaient leur pouvoir par la richesse. L’absence de pouvoir religieux important permettait de présenter les divinités non pas comme des souverains, mais comme des idéaux à atteindre. Conséquemment, Aristote pouvait aspirer à devenir l’égal d’un dieu, si par la sagesse il pouvait disposer des mêmes capacités qu’eux. Dans l’esprit du penseur, seule la sagesse permet l’ascension de l’âme, et seule laphilosophie permet d’atteindre la sagesse. La science, la philosophie et la recherche de la rationalité sont pour Aristote le cadeau des Dieux aux hommes; une invitation à les rejoindre banqueter en leur compagnie sur l’Olympe.

GALILÉE
2- En Italie du 17e siècle, l’opposition de l’église vis-à-vis la science est constante et agressive. Néanmoins, Galilée tente de contredire le dogme de l’église :il approuve l’idéologie, mais refuse le régime du dictateur. Il s’oppose à l’endoctrinement aveugle des fidèles que pratique l’Église : grâce aux sophismes et aux paralogismes, elle convainc le peuple ignorant de la véracité des écrits de la Bible qui sont dans son intérêt. À une époque où seule la morale tente d’expliquer le monde, il suggère d’y inclure la science, sans bien sûr remettre enquestion l’existence de Dieu. Ce faisant, il admet deux réalités : la vérité des livres saints et la rigueur des découvertes scientifiques. Philosophiquement, il tente d’émettre un jugement critique sur les écritures sacrées en se servant de la science, pour concilier les deux le plus habilement possible. Cela s’explique par sa propre foi et la crainte qu’il entretient vis-à-vis l’Église.Contrairement à Aristote, il ne peut atteindre Dieu en termes de connaissances, puisque sous ce joug taliban chrétien, ce chemin d’ascension est considéré hérétique.

DESCARTES
3- Alors que Galilée vit à proximité du Saint-Siège où l’église est très puissante, Descartes évolue en France, là où la bourgeoisie est une classe en pleine émergence. Cette classe détient son pouvoir grâce à son poidséconomique, contrairement aux nobles qui règnent d’un droit divin. Elle a acquit ce poids économique à l’aide de la science; il est donc normal qu’elle discrédite la religion, qui met au pouvoir les chefs qu’elle tente de remplacer. De fait, dans les écritures saintes, là où tous ne voient que des faits, Descartes n’y voit que des théories qu’il ne reste qu’à prouver. En effet, pour Descartes, trouver lavérité consiste à énoncer une idée, puis la mettre à l’épreuve grâce au doute systématique; à l’égal d’un théorème qui doit être démontré avant d’être déclaré vrai. L’affirmation doit être fondamentalement irréfutable et hors de tous doutes, tels que deux et deux font quatre. Descartes applique cette philosophie du doute à toutes les sciences et donne naissance à la méthode empirique. De fait,...
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