Incipit faux monnayeurs

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  • Publié le : 1 janvier 2012
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l ’incipit des faux-monnayeurs

André Gide est un auteur français de la fin du XIXème et début du XXème siècle. il a publié de nombreux ouvrages, soties, essais ou pièces de théâtre. Gide était un écrivain engagé ce qui transparait dans les thèmes de ces romans : l’émancipation des femmes, la justice dans Les faux-monnayeurs, il traite notamment de l’homosexualité, c’est un roman très complexedans sa structure narrative puisqu’il utilise la technique de la «diversité des points de vue soumise à la diversité des personnages» de plus l’utilisation de la mise en abyme qui le compose permet de proposer une théorie de la création et de l’inspiration romanesque . Paru en 1926, on peut considérer que ce roman inspira les auteurs du Nouveau Roman, en effet les souhaits exprimés par Gide sur laconstitution d’un «roman pur» ne se retrouvent ils pas sous la plume des théoriciens du nouveau roman dans l’Ere du soupçon ou Pour un nouveau roman? Dans cet extrait, Mr Profitendieu qui vient d’annoncer le départ de Bernard à sa famille, s’entretient désormais seul avec sa femme. Nous verrons en quoi cet extrait permet de mieux comprendre la complexité psychologique de ces deux personnagessecondaires que sont Mr et Mme Profitendieu. Dans un premier temps nous verrons le personnage de Mr profitendieu l1 à 23 , puis dans un second temps celui de Mme Profitendieu l23 à la fin

Dès les premières ligne , Mr Profitendieu (en accord avec son nom) , expose sa foi , il intervient au discours direct et annonce «voilà l’expiation», cette phrase renvoie au péché de l’adultère qu’à commis sa femme. Ledépart de Bernard est donc le châtiment de mme profitendieu pour avoir pêché .
Ici il se fait le juge de son épouse, d’ailleurs en utilisant l’expression «ta faute» il l’accuse directement. Avec le présent de vérité générale dans l’expression «il ne peut

naitre rien de bon du péché» on a l’impression qu’il profère une maxime tel le juge qu’il est, il a prononcé sa sentence. De plus ilcherche une « formule qui le satisfasse» cette recherche peut sembler un peu incongrue vu la situation on a bien affaire a l’homme de loi , soucieux de rhétorique.
Le narrateur omniscient nous fait entrer directement dans les pensées du personnage. On remarque chez Mr Profitendieu sa position de force : il est debout une main sur l’épaule de sa femme. Cette autorité est montré par les deux rythmesternaires «dressé, oublieux, et insoucieux» «gravement, tendrement, autoritairement». En plus de cette supériorité physique , il a une supériorité morale : alors qu’elle doit se repentir (l 6) , qu’elle a commis une «défaillance» l 7 , et qu’elle doit se «racheter» l9 , lui est beaucoup plus pieu. Il est considéré comme une sorte de sauveur , qui va la guider en lui donnant un «enseignement moral» quisera «accouché par lui». Il est comme un professeur . Il a donc une certaine supériorité puisqu’il est celui qui sait face à celle qui apprend.

!

Mr Profitendieu est entièrement tourné vers la religion: il a des valeurs intransigeantes. Et la faiblesse et l’impiété de sa femme le mettent mal à l’aise. Ici il

échoue dans l’art de la rhétorique : «en vain» , c’est un échec il s'arrête deparler , le juge

dont tout le pouvoir réside dans la parole est réduit au silence. Il ne sait pas comment se
comporter face à elle , on trouve la répétition «il voudrait lui dire» , il «espère» , et agit «en vain» . Si la foi n’a pas l’air de parvenir à l’aider de ce côté là c’est peut être que la religion n’est qu’un prétexte, une illusion pour masquer les sentiments ; dans ce cas ilporterait bien son nom Profite - en - dieu . Il se sert de la religion , qui lui permet de ne pas montrer sa faiblesse . Comme son fils lui a reproché dans la lettre il agit pour cacher une situation qui ne lui fera pas honneur . Il essaye de s’éloigner de tout sentiment , alors que ça femme a bien compris la situation et agis en conséquence . Sa supériorité n’est qu’un façade une apparence qu’il se...
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