La bataille de verdun

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  • Publié le : 13 novembre 2011
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Le front de l'ouest en février 1916

Le 2 août 1914 la France décrète la mobilisation générale. Le 3 août l'Empire Allemand lui déclare la guerre, suivi de l'Empire Austro-Hongrois. Pendant que les Français organisent leurs armées de conscription, les Allemands avec leurs unités d'active, envahissent la Belgique pourtant pays neutre et poussent des reconnaissances offensives sur le territoirefrançais.

Le 7 août, Joffre le général en chef français ordonne la marche au Rhin afin de reconquérir l'Alsace et la Lorraine, territoires perdus à l'issue de la guerre Franco-Prussienne. Cette revanche tant attendue depuis la défaite de 1870 n'a pas le succès escompté et seule une toute petite partie de l'Alsace est libérée. Puis, fidèle à sa doctrine de l'attaque à outrance, élaborée avant laguerre, le haut-commandement français déclenche une offensive généralisée sur l'ensemble du front. En Belgique, en Alsace, en Lorraine, les meilleures troupes d'active partent à l'assaut des lignes allemandes sans appui d'artillerie, au son du clairon comme sur un terrain de manœuvres. Les Allemands retranchées et bien pourvus en mitrailleuses font face à l'assaut et provoquent une hécatombe dansles rangs adverses. Leurs canons à longue portée déciment les renforts français avant même que ceux-ci n'arrivent sur la ligne de front. En quelques jours des divisions entières sont réduites à quelques poignées d'hommes.

Affaiblie par ces attaques meutrtrières, l'Armée Française, ne peut empêcher l'inexorable progression adverse et le 25 août Joffre ordonne la retraite. Quatre arméesallemandes pénètrent en France et progressent vers l'ouest. Ces armées dépassent sans l'investir la place de Verdun et le 2 septembre, leurs avant-gardes sont aux portes de Paris. Mais brusquement, l'axe d'attaque des armées allemandes initialement dirigé vers Paris, s'infléchit vers le sud-est afin de tenter d'encercler les divisions françaises positionnées sur la Marne à l'est de la capitale. Cettebrusque manoeuvre expose le flanc droit de l'armée d'invasion aux divisions françaises stationnées à Paris qui profitant de cette erreur tactique attaquent le 6 septembre et enfoncent le flanc droit de l'armée allemande. Dans un sursaut patriotique, les autres armées françaises, exténuées par plus de deux semaines de retraite et de combats ininterrompus, contre-attaquent également. Après six jours decombats les Français gagnent la bataille dite de la Marne et poursuivent les Allemands en retraite jusque sur l'Aisne où ceux-ci parviennent à se rétablir. Les deux adversaires cherchent alors à emporter la décision plus au nord, cette tentative de débordement réciproque appelée "course à la mer" dont les enjeux stratégiques sont Calais, Boulogne et Dunkerque ne débouche pas.

Fin novembre 1914,le front se stabilise. Tout au long d'une ligne de front de 700 km qui s'étend de la mer du Nord à la frontière suisse, les belligérants creusent des tranchées. C'est le début d'une guerre de positions qui durera plus de trois longues années. Les Allemands apportent un soin particulier à organiser leurs positions défensives. Leurs tranchées sont profondes, parfois bétonnées et jalonnées de nids demitrailleuses. De vastes réseaux de fil de fer barbelés en protègent les abords. En cas de bombardement, les troupes peuvent s'abriter dans des stollen, de profonds abris correctement étayés. Il n'en est pas de même du côté français. En effet le haut-commandement français estime qu'il est inutile d'organiser des positions car l'arrêt de la guerre de mouvement n'est que temporaire. Selon sesprévisions les offensives reprendront dès le printemps et perceront rapidement les lignes allemandes. De plus pour les généraux français, le fait de s'abriter dans des retranchements revient à abandonner tout esprit offensif.
L'année 1915 est très éprouvante pour le soldat français. Mal équipé, mal protégé dans des positions aménagées à la hâte, il est à la merci de l'artillerie de tranchée adverse...
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