La condition de vie dans les colonies

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1124 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 10 janvier 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL DANS LES COLONIES

Intro : la traite : La dernière étape de la traite est la plus importante : la traversée. Il s'agit d'un long voyage durant trois à six semaines où le taux de mortalité s'élevait à environ 15%. Il s'est affaiblit par la suite principalement pour deux raisons : la durée des voyages diminuait (les techniques progressaient, on avait une meilleuremaîtrise de l'itinéraire…), et le capitaine, voulant être rentable, limitait les pertes de vie humaines. Cette deuxième cause de la baisse de mortalité se traduisait par diverses obligations : avoir un chirurgien à bord, décontaminer régulièrement le bateau, sortir les esclaves, emporter des vivres frais… A partir de 1807, par le traité de Vienne, la traite est devenue illégale mais n'a pas cessépour autant. Son illégalité a provoqué une augmentation du taux de mortalité puisque les conditions d'hygiène et de santé minimales n'étaient plus respectées.

I-La vie au travail

Le travail épuisait les esclaves du matin tôt jusque tard dans la nuit, ils avaient très peu de pauses et seulement le dimanche de congé Meme les femmes enceintes et les enfants a partir de 10 ans devaienttravailler. ; Ils avaient de longues journées , ils étaient réveillés à 5h du matin par un claquement de fouet. Ils font une prière ( importance de la religion ) , puis l’appel et c’est directement le départ aux champs.Leur travail est surveillé par un intendant choisi par le maître : L’intendant avait le droit d’imposer des sanctions aux esclaves. A midi ils ont seulement deux heures pour faire leurrepas et manger.
Ensuite ils reprennent le travail jusqu’à tard le soir. Enfin , ils rentrent dans leur case :
Les cases étaient faites en bois et dépassaient rarement 18m² , et toute la famille devait rentrer dedans. Il n’y a aucun mobilier et le plancher servaient de lit. Les conditions d’hygiènes étaient désastreuses d’où les nombreuses maladies.
Donc après leur dure journée ils rentraient dansleur case , faisaient à manger : Leur nourriture était essentiellement composé de bananes, de riz et rarement de viande. = Donc une nourriture pas du tout adaptée a un travail lourd.
Une fois l'an, les esclaves recevaient quelques vêtements et deux paires de chaussures avec lesquelles ils devaient passer l'année.
Les maîtres enseignaient leur religion aux esclaves mais cachaient une partie dumessage de l'Évangile, celle qui concerne la grâce et l'accès au paradis. En effet, pour les maîtres, les esclaves étaient exclus de la miséricorde divine.
Les esclaves ne savaient ni lire ni écrire car, pour les maîtres, un esclave instruit est un esclave dangereux.

II-Les violences quotidiennes

a)Violences morale
Au point de vue familial, le mariage entre esclaves n'existait pas légalementet les familles risquaient à tout moment d'être disloquées par la vente décidée par leur maître pour une quelconque raison (partage d'héritage, besoin d'argent, échanges...), séparant les maris des femmes, les enfants des parents.
- La violence morale commençait tout d'abord par le déracinement, d'où l'importance des suicides. A cela succédait la déculturation : on changeait le nom desesclaves, souvent on ne leur attribuait qu'un simple surnom. De plus, on les baptisait deux fois : une première fois de manière collective dans le bateau pour ceux qui ne survivraient pas au voyage et une seconde fois individuellement pour leur attribuer un nom. Par cet acte, les planteurs s'appropriaient l'identité de leurs esclaves et ils l'officialisaient par une marque au fer rouge, violencephysique et morale. Tout ceci était accompagné de nombreuses autres humiliations (inspections sanitaires…)

- Le déracinement culturel de ces esclaves, pour la quasi-totalité, natif d’Afrique, influe sur le moral. En effet une totale objectivation s’engage, l’homme n’est plus considéré comme tel. Le maitre engage en effet une réelle perte de toute « pensées » afin de transformé ces hommes en objets...
tracking img