La conscience de soi

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  • Publié le : 26 octobre 2008
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La conscience
de soi

Ce qui fait apparaître autrui et le monde au bout d'un regard, par un acte de transcendance, une intentionnalité: toute conscience est conscience de quelque chose, et ce qui fait apparaître le soi par le sentiment de ce qui s'éprouve soi même: on peut appeler cela présence à soi, accompagnant toute acte de transcendance.
Le mode d'apparaître du monde et d'autrui n'estpas le même que le mode d'apparaître du soi: dans le premier cas, une chose est projetée à distance comme dans un trou de lumière, dans le deuxième cas, le soi s'éprouve lui même, comme si le soi était donné à lui même, et ne pouvait donc échapper à soi, alors qu'on peut tourner le dos au monde.
Il faut prendre garde au deuxième mode d'apparaître qui exclut l'intentionnalité d'un regard et ladistance que ce regard instaurerait: ce qui s'éprouve soi-même se possède au point d'émerger comme un absolu, ce qui a sa raison d'être en soi. C'est ce qui permet d'affirmer je pense, je suis, j'existe, sans aucun doute, puisqu'il n'y a pas une distance à franchir, un écart creusé entre un sujet et un objet. C'est donc dans la non distance que le soi est conscience de soi et qu'il s'éprouve commeconscience de soi: ce que je pense, ce que je connais, ce que je vois ..., s'accompagne d'un sentiment: je connais que je connais, je sais que je sais, je sens que je sens, sans qu'il y ait besoin d'un regard intentionnel qu'il faudrait redoubler à l'infini. La seule façon d'exister pour une conscience c'est d'avoir conscience qu'elle existe affirme Sartre dans L'imagination, (page 126). Mais ce moded'apparaître de la conscience c'est le soi qui exclut toute distance et donc tout regard intentionnel: c'est son mode d'exister que d'être pour elle même, toujours donnée à soi, la passion de l'existence, la présence à soi.

Penser
Avec un complément d'objet direct, penser signifie avoir une idée de, se donner une représentation intellectuelle pour en faire l'objet d'une réflexion ou d'uneméditation: avoir une idée de ce que je suis (liberté) ou de ce que je dois faire (de mon devoir).

D'abord
Signifie, en premier, avant tout le reste. Ce terme vous donne le coeur de la question posée et donc ce dont vous devez tenir compte dans votre stratégie pour répondre. (s'il n'y avait pas ce terme, à la rigueur, vous pourriez répondre par deux parties). Mais ici il faudra une deuxièmepartie ou, si vous préférez, une troisième partie dans laquelle vous choisirez , ou vous direz pourquoi vous ne choisissez pas: choisir entre l'être que je suis et le devoir qui exige que je sois: lequel vient en premier, avant l'autre.

Ce que je suis

Pensez à Descartes: je suis, j'existe. Mon être c'est ce que je suis, ce n'est pas une essence qui précèderait l'existence mais une existence, uneliberté, une possibilité de se choisir en choisissant. Encore faut-il être conséquent avec son choix, faire son devoir.

Ce que je dois faire
Suivre le devoir, librement, pour être digne de la conscience de soi, de sa dignité qui tient à la pensée, à la pensée dont l'essence est la liberté. Mais pour qu'un devoir oblige, pour que j'obéisse, encore faut-il que je sois libre de résister à mesappétits naturels pour obéir au meilleur de moi même, libre d'ajuster mes actes grâce à cette liberté morale: ce qui fait dire: c'est bien de lui, c'est un homme.

Pour la problématique, difficultés.
Comment choisir entre l'être que je suis et le devoir que je dois accomplir? Lequel est fondement de l'autre: du l'être ou du devoir, lequel vient en premier?

- Le fondement du devoir c'est laliberté: une personne est une fin en soi parce qu'elle a la capacité de poser ses projets ( elle en est l'origine) comme existence ayant conscience qu'elle existe.
Mais comment nier que cette capacité qu'à la conscience de soi de se fixer une loi conforme à sa dignité (noblesse oblige) et d'obéir à cette loi n'est rien d'autre que le fondement de la liberté morale?

- Le fondement de la...
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