La conscience

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  • Publié le : 18 décembre 2009
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La Conscience

"Je pense donc je suis". A la recherche d’une certitude qui défiât toute tentative pour abuser sa raison, c’est sa conscience que Descartes a trouvée pour lui servir de point de départ de sa réflexion sur le monde. La conscience, c’est à dire non seulement le fait de penser, mais en même temps de savoir que l’on pense, d’avoir la connaissance de son identité.

Il s’appuyait làsur un phénomène universellement reconnu, mais qui pose un problème que n’ont pas résolu les discussions des philosophes et des savants, amorcées dès l’Antiquité et qui nourrissent encore de nos jours des débats vigoureux.

D’où nous vient notre conscience, comment fonctionne-t-elle, sommes nous les seuls animaux de la Création à savoir que nous existons? Je ne prétends pas, dans cette planche,vous apporter de réponse, tout au plus quelques pistes de réflexion. Mais l’essentiel n’est-il pas dans le fait de poser des questions?

Les Anciens ont longtemps cru que le siège de la conscience était dans le cœur. Malgré la position de Démocrite, d’Hippocrate et de Platon, puis les travaux de Galien, c’est relativement récemment, au XVIIIème siècle, que s’est établi un consensus pour faire ducerveau le siège de nos pensées et donc de notre conscience. La nature même de cette entité pose un premier problème. Considérée comme consubstantielle à l’âme, la conscience se devait d’être immatérielle. Mais il faut bien que cette entité immatérielle interagisse avec le corps: notre conscience en effet est influencée par nos sensations, nos perceptions, et en retour elle commande desmouvements du corps. Comment expliquer cette action réciproque? Les tenants du dualisme corps-esprit, comme Descartes, ont pensé résoudre le problème en donnant à l’âme une "résidence" dans le cerveau (par exemple l’épiphyse ou glande pinéale), qui soit le point de passage des échanges entre l’âme et "les esprits animaux" venus du corps. Nous verrons, en examinant le fonctionnement de l’encéphale, qu’ilest difficile de soutenir cette thèse.

L’encéphale de l’homme est un organe extrêmement complexe. On appelle cerveau la grande partie creusée de circonvolutions qui est située sur le dessus. Elle se divise en deux hémisphères cérébraux droit et gauche, chacun se divisant en lobes frontal, pariétal, occipital et temporal. Vers l’arrière une portion plus petite, presque sphérique, le cervelet. Toutà fait à l’intérieur, en dessous du cerveau, se trouvent un certain nombre de structures différentes: le tronc cérébral, qui contient la formation réticulée, le thalamus, l’hypothalamus, etc. Le cerveau et le cervelet possèdent des couches superficielles externes relativement minces de substance grise qu’on appelle cortex cérébral et cortex cérébelleux.
Le nombre des neurones, répartis entre lecervelet, les structures internes et le cerveau est de l’ordre de cent milliards. Ces neurones sont en relation avec le corps entier et surtout entre eux. Un seul neurone peut posséder jusqu’à 20.000 connexions avec d’autres neurones. La communication entres neurones fait intervenir des processus chimiques: l’influx nerveux circule le long du neurone sous forme électrique d’une onde dedépolarisation de la membrane. Pour passer d’un neurone à 1’autre il utilise la libération de substances chimiques appelées neuromédiateurs ou neurotransmetteurs, variables selon l’espèce de neurone en jeu. Parfois ces corps chimiques peuvent agir à distance, d’une région à l’autre de l’encéphale.

C’est en examinant les conséquences de diverses lésions de l’encéphale chez l’homme et les animaux que l’on apu commencer à discerner son architecture fonctionnelle.
Le cervelet est apparemment responsable de la coordination et du contrôle du corps, du réglage de l’équilibre et du mouvement. C’est lui qui assure la précision des gestes que l’on effectue sans y penser, précision d’ailleurs meilleure que lorsque le cerveau est aux commandes. C’est lui qui gère les automatismes acquis, comme les gestes...
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