La crise grecque

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  • Publié le : 20 mars 2010
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LA CRISE GRECQUE

I/ A- L’éclatement de la crise

Pour comprendre la crise grecque, il faut savoir que sous l’ancien gvt conservateur mené par la nouvelle démocratie (2004-2009), le secteur public a été massivement étendu.
- augmentation de 75000 fonctionnaires
- environ 1 actif sur 4 est fonctionnaire
- Les salaires + retraites s’y sont envolés de près de 30% sur la période
Etant membrede la zone euro, la Grèce pouvait emprunter à bon marché qd il y avait croissance. Depuis la récession de l’année dernière, cette pratique est devenue insoutenable.

 De +, la crise s’est amplifiée lorsque l’on s’est rendu compte que le gvt précédent avait menti sur les chiffres du déficit budgétaire :
- un déficit public non pas de 6 %, comme le soutenait le gouvernement conservateur, maisbien de 12,7 %, comme durent le reconnaître ses successeurs socialistes à leur arrivée au pouvoir, en octobre 2009.
- Ces changements dans le discours officiel ont fait trembler les marchés : enfin devenues vigilantes, les agences de notation ont aussitôt revu leurs notes à la baisse.

 D’autre part, nature clientéliste de la politique en Grèce : les politiciens utilisent dps des annéesl’Etat comme un moyen de distribuer des faveurs à ceux qui les soutiennent.
- offrir un poste très convoité dans le secteur pbc était une pratique répandue dont les conséquences se paient aujd sous la forme d’un secteur pbc énorme, gaspilleur, corrompu et inefficace.

 En cas de maquillage de chiffres d’affaires pour faire monter les actions dans une entreprise, les responsables sont théoriquementpunis. Or, en Grèce, s’il s’agit d’un membre du gvt et que la victime est un xenoi (« étranger »), le coupable ne risque rien pénalement.
Aussi, s’il est aujd évident que l’ancien gvt a trafiqué les chiffres pr redorer l’image économique grecque auprès des investisseurs, aucune poursuite n’a été engagée contre l’ancien 1er ministre Costas Karamalis ou contre son gvt.
 Aucune enquête n’a donc étémenée concernant cette fraude.

Il aura suffi de quelques étincelles pour allumer l'incendie :
- d'abord l'annonce, dans le Financial Times daté du 26 janvier, du refus de la Chine d'acheter 25 milliards d'euros d'emprunt grec. La nouvelle fit passer les marchés de l'inquiétude sourde à la franche angoisse.
- Le Monde, le surlendemain, annonça que l'Union européenne préparait un plan desauvetage du pays. Conséquence, malgré les démentis apportés : une explosion du taux auquel le pays emprunte sur les marchés, passé en quelques jours de moins de 6 % à plus de 7 %, là où l'Allemagne se refinance à 3,2 %.

La Grèce a actuellement une dette publique de près de 120 % (contre 80 % pour la France et 65 % pour l'Allemagne), une économie rongée par la corruption et la fraude fiscale, unsystème bancaire fragmenté et affaibli.

I/ B- Les conséquences sur l’Europe

La crise a mis en lumière les limites de l'union monétaire : en dépit des promesses de ses promoteurs, elle n'a abouti ni à une coordination des politiques économiques ni à des performances globales meilleures que celles des pays n'appartenant pas à la zone. Le bouclier de l'euro a, de surcroît, permis à certainspays de profiter de conditions de financement presque aussi avantageuses que celles des plus vertueux, telle l'Allemagne, sans avoir à faire les mêmes efforts. "Certains Etats, comme l'Espagne ou l'Irlande, ont profité des taux bas de la Banque centrale européenne pour laisser gonfler des bulles de crédit qui leur ont finalement explosé à la figure", ajoute Véronique Riches-Flores, chef économisteEurope à la Société générale. Pour ceux-là, l'heure des comptes approche.

Peu de risques, pourtant, que les dirigeants européens laissent tomber les plus faibles. "Ils viendront forcément au secours de la Grèce s'il le faut, poursuit Patrick Artus, mais ils ne veulent pas trop le dire pour maintenir la pression sur Athènes." Une faillite du pays pourrait en effet enclencher une réaction en...
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