La croissance

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  • Publié le : 4 avril 2011
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CHAPITRE 2 : LA CROISSANCE

I. Introduction

Le concept de croissance fait référence à l’augmentation de la production qu’elle soit mesurée par la production globale ou la production globale par habitant. C’est le fait que l’on produit plus.
Dans le chapitre précédent, on a défini la croissance comme l’augmentation du PIB réel. C’est la définition large. Le taux de croissance annuel, dontparlent les médias, est l’augmentation en pourcentage du PIB réel. En 2007, le taux de croissance était de 2,2%, en 2006 : 2,2%, 2005, 1,9%. La commission européenne anticipe une récession de 1,8% (seule année de récession en France : 1993 depuis les 70’s).
Les macroéconomistes utilisent généralement le concept de croissance dans un sens plus restrictif en la définissant comme l’augmentationpendant une période longue de la production globale, ou globale par habitant, d’un pays. Cette définition met l’accent sur le fait que la croissance est un phénomène de long terme, durable (ordre de grandeur : au moins une décennie). La croissance s’oppose à ce qu’on appelle les fluctuations qui sont les variations de la production à plus court terme (année voire trimestre).
Entre 1950 et 2008, leniveau de vie a été multiplié par 4 : pourquoi une telle augmentation de niveau de vie ?
Pourquoi les pays riches sont riches et pourquoi les pays pauvres sont pauvres ?
Qu’est-ce qui peut favoriser la croissance ?
Trois grands faits sur la croissance :
- La croissance est un phénomène récent. Historiquement, la croissance a été quasi nulle jusqu’au 18ème siècle dans le monde. Le mondeconnaissait une période de stagnation. En 1800, la révolution industrielle génère un phénomène de croissance. C’est l’explosion : depuis 1820, dans les pays développés, le taux de croissance est en moyenne de 2,13% (la production est multipliée par 8, elle est de 700% sur un siècle) par an. (de 0 à 1800, on a multiplié par 2, de 1800 à 2000 on a multiplié par 30). La révolution industrielle a complètementchangé le monde.
- La croissance n’est pas universelle. Tous les pays ne connaissent pas, ou n’ont pas connu les mêmes niveaux de croissance. Entre 1960 et 2000, le PIB/habitant a augmenté en France de 240% (multiplication par 3,4). Au Bénin, le chiffre est de 170%, le Portugal, augmentation de 400%, la Corée du Sud, 1056% (multiplié par plus que 11). Dans le même temps, le PIB/habitant adiminué dans plusieurs pays qui sont tous africains à une exception (Madagascar, Nigeria, Sierra Leone,… Venezuela). Les disparités observées dans les taux de croissance se retrouvent dans les niveaux de PIB/habitant.
- La croissance forte et la richesse, tout comme la croissance faible et la pauvreté ne sont pas éternelles. L’histoire est remplie de pays riches en termes relatifs qui ont connu undéclin. Ex : la Chine, durant le premier millénaire était le pays le plus riche du monde mais elle a ensuite stagné, en 1950, la Chine était l’un des pays les plus pauvres du monde. L’Argentine, au début du 20ème, était l’un d’un dix pays les plus riches du monde. Inversement, la pauvreté n’est pas une fatalité. Ex : Corée du Sud, Taïwan, Singapour, Hong Kong, le Botswana (croissance de 5% par an entre1960 et 2000). La stagnation (croissance faible : 0,04%) n’est pas une fatalité comme l’a montré l’essor extraordinaire connu par les pays occidentaux à la suite de la révolution industrielle (l’écart entre les pays occidentaux et les pays du tiers-monde s’est créé petit à petit pour atteindre un rapport de 1 à 7, d’autre part, les pays du tiers monde se sont appauvris en termes relatifs, pas entermes absolus).
La révolution industrielle a changé le monde. Rien n’est acquis, dans un sens comme dans l’autre.
On va présenter les différentes théories de la croissance : les différentes explications pour savoir d’où vient la croissance (théorie classique, théorie néoclassique, croissance endogène, facteurs fondamentaux de la croissance).
Par un manque de temps, on parlera de croissance...
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