La fin du mythe de l'etat tout puissant?

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  • Publié le : 10 avril 2010
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TRANSITION : Tout d’abord, voyons en quoi la structure étatique est en quelque sorte prise entre deux feux, puisque des logiques supranationales d’une part et des phénomènes infranationaux d’autre part tendent à l’effritement de sa souveraineté.
I/ La fin du mythe de l’Etat tout puissant ?
A/ L’Etat dépassé par des logiques supranationales
Vieux de plusieurs siècles, le phénomène demondialisation a contribué au 20e siècle à accentuer la porosité des frontières étatiques, rendant inefficace le contrôle des Etats face à l’augmentation continue des flux commerciaux ou culturels et au développement de grands groupes industriels. Ainsi, la globalisation financière a donné un ascendant des investisseurs sur les Etats désireux de conserver la confiance des marchés financiers. Un autreaspect de la mondialisation, le passage à une société d’information, permettant à des utilisateurs du monde entier d’accéder instantanément à la même information, revêt des aspects dangereux pour les Etats en étant capables de remettre en cause leurs principes d’organisation ou leurs fondements institutionnels.

L’Etat doit également faire face aux aspects noirs de la mondialisation, avecl’éclosion des paradis fiscaux ou des centres « off-shores » ainsi que le développement d’une criminalité transfrontalière, illustrée par l’émergence de mouvements terroristes ou mafieux que les Etats peinent à réprimer.
D’autre part, la mondialisation conduit l’Etat à se plier à un ordre transnational, ce qui nous fait croire qu’il ne dispose plus désormais de l’autorité suprême qui le caractérisait.L’Etat est avant tout encadré, par un socle de valeurs mondiales tout d’abord, comme le libéralisme, ou le développement durable, qui régissent ses actions, et sont directement préconisés par d’autres acteurs internationaux. Exemple : les OI.

Par ailleurs, les Etats sont encadrés par le formation d’un ordre institutionnel mondial, constitué notamment d’une multiplicité d’OI compétentes dansdivers domaines, qui prennent de plus en plus d’autonomie vis-à-vis des Etats qui les ont crées, et participent à l’élaboration de règles de DI contraignantes.
C’est le cas de l’OMC ou d’autres institutions financières en matière économique, ou de l’ONU sur le plan politique (même si marge de manœuvre des Etats face à cette dernière).
Ce phénomène explique en partie le fait que l’Etat se voitaujourd’hui obligé de coopérer avec une série d’acteurs non étatiques, qui font le jeu international à ses côtés. On y trouve des opérateurs économiques, comme les firmes multinationales, ou des ONG, qui tissent avec les Etats des liens étroits, et pèsent sur les négociations internationales en vue de la prise en compte d’exigences nouvelles. Les Etats voient aussi leur marge de manœuvre diminuerface aux réseaux transnationaux, des formes de coopération souples qui se multiplient par delà les frontières et échappent aux contrôles. On y relève une grande diversité, allant des cercles de réflexion (Davos) et clubs de pensée aux réseaux terroristes ou sociaux.
Pour accroitre leur champ d’action au sein de la mondialisation, les Etats se regroupent de plus en plus en organisationsrégionales, que ce soit dans un but éco ou politique. Les nouveaux liens d’interdépendance qui en découlent ne portent réellement atteinte à la souveraineté de l’Etat qu’en cas d’organisation très intégrée, comme c’est le cas avec l’UE, aboutissant à priver l’Etat de certaines de ses prérogatives, parfois régaliennes.
TRANSITION : Depuis quelques années, l’Etat voit donc sa marge de manœuvre diminuerpar le biais de logiques transnationales, dont la mondialisation constitue un facteur clé. Parallèlement à cette tendance, il peut arriver que l’Etat soit également affaibli par l’action de phénomènes internes
{text:soft-page-break} B/ L’Etat affaibli par des processus infranationaux
En effet, l’Etat tel que nous le connaissons aujourd’hui, et plus particulièrement le modèle de l’Etat...
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