La grande bretagne

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  • Publié le : 3 avril 2011
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La Grande-Bretagne des années 60.

La Grande-Bretagne des années 60 est le centre de création qui produira d'importantes nouveautés qui influenceront la culture et les murs des jeunes du monde entier.
Du mouvement des enragés jusqu'aux premiers groupes de jeunes (les rockers et les mods) et à l'explosion du phénomène des Beatles, les jeunes anglais se rebellent contre le mode de vie de leurspères et trouvent dans la musique rock et pop le langage capable d'exprimer leur révolte.
Au cours de ces années, on commence à ressentir le besoin d'un renouveau politique et culturel dans quelques cercles de gauche: en 1960 est fondée la New Left Review, à laquelle collaborent des intellectuels comme S. Hall, E. P. Thompson, R. Williams, P. Anderson.
Au cours des années 60, comme dans les autrespays occidentaux, l'université de masse apparaît en Grande-Bretagne. La population étudiante, qui dans la première décennie après-guerre était restée stable avec environ 70 000 inscrits, atteint en 1965 le chiffre de 300 000. Le changement de fonction de l'université, qui n'est plus un lieu réservé à la formation et au renouvellement d'une élite dirigeante, amorce une série de transformations: lapolitique commence à entrer dans les universités, où se forment des organisations de gauche parmi lesquelles se distingue la Radical Student Alliance (RSA), à laquelle adhèrent de jeunes travaillistes et communistes.
La première conférence de la RSA se tient à Londres les 28 et 29 janvier 1967, autour de la London School of Economics qui demeurera constamment un des centres du mouvement. Lesétudiants contestent l'augmentation des taxes universitaires pour les étrangers, la diminution des bourses d'études et ils revendiquent un salaire pour tous les étudiants. La RSA entre ainsi en conflit avec la direction de la National Union of Students, le syndicat traditionnel (quasi obligatoire) qui rassemblait depuis 1923 les étudiants britanniques.
La London School of Economics (LSE) estl'épicentre de la révolte étudiante entre 1967 et 1969; à l'intérieur de cette prestigieuse université caractérisée par une tradition progressiste, engagée et protravailliste, la faculté de sociologie joue un rôle d'avant-garde.
En automne 1966, Walter Adams est nommé directeur de la London School, mais il est contesté par les étudiants qui lui reprochent son passé de directeur de la University College enRhodésie, Etat alors ségrégationniste. Les étudiants organisent un meeting de protestation pour le 31 janvier 1967, mais les autorités académiques leur interdisent l'accès aux locaux de l'université: des échauffourées éclatent, durant lesquelles un appariteur meurt par arrêt du coeur.
Des mesures disciplinaires sont prises à l'encontre de quelques étudiants parmi lesquels Marshall Bloom,l'organisateur du meeting, un Américain qui avait participé dans son pays au mouvement pour les droits civils. En mars, la tension n'est toujours pas apaisée: après un sit-in qui se prolonge pendant cinq jours, les étudiants de la London School commencent à expérimenter la "libre université", se référant au modèle américain.
En été 1967, entre le 15 et le 30 juillet, un grand congrès des culturescritiques et contestataires, qui accueille des participants du monde entier, se tient à Londres sous le titre de Dialectiques de la libération.
Les actions de la LSE ne restent pas isolées: déjà en automne 67 d'autres universités du Royaume-Uni commencent à s'agiter: à Londres des sit-in sont organisés au Regent Street Polytechnic et l'Holborn College of Law and Commerce. A l'université du Sussex, lediscours d'un représentant de l'ambassade américaine venu parler de la guerre du Vietnam, est contesté. Des conflits ont lieu dans les universités d'Edimbourg et de Leicester; à l'université de l'Essex, Enoch Powell, député conservateur et raciste, est pris à partie. Les étudiants de l'université de l'Essex revendiquent le droit de ne pas donner la parole dans les réunions académiques à ceux...
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