La justice et la loi

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  • Publié le : 29 juin 2010
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DM Phliosophie: La justice et la Loi

Le terme "justice" désigne, en tant que justice positive, l'institution judiciaire d'un Etat. Mais la justice renvoie aussi à la valeur morale du respect des droits de chacun. Être juste, c'est donner à chacun les mêmes droits. La loi, quant à elle, est une règle qui prescrit des devoirs, des droits et des interdictions, de manière à réguler lescoexistences. Elle peut être positive, inscrite conventionnellement dans le droit d'un Etat et alors elle varie d'un lieu à l'autre et d'une époque à l'autre, mais elle peut aussi être naturelle et renvoyer, soit à la nature avec la loi du plus fort, soit à l'essence de l'homme avec la loi morale.
Cet extrait de texte de J.J Rousseau nous conduit à penser que nous avons affaire à un ensemble deraisonnements " par l'absurde" où il nous montre qu'un peuple ne sert pas, mais qu'il obéit.

Pour Rousseau, la vie en société ne serait pas une nécessité naturelle mais résulterait d'une libre volonté. Il affirme que c'est pour les libertés que les hommes ont fait naître la loi civile. Par conséquent, le chef doit être le garant de la liberté individuelle de ses membres, aucune forme d'oppression nide servitude n'étant légitime. Pour lui, ce n'est ni Dieu, ni le roi qui est souverain, c'est le peuple. Ainsi, si le peuple est souverain à travers la volonté générale, la liberté naturelle de l'Homme est garantie. En obéissant à la loi, le citoyen assure sa liberté car l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté. Ainsi, nous pouvons voir que cet extrait se divise en quatres partiesdifférentes, afin de structurer logiquement son argumentation.
Tout d'abord, Rousseau commence par nous faire entendre que les peuples se sont donnés des chefs pour défendre leur liberté et non pour les asservir. Ensuite, il pose une question rhétorique, et demande pourquoi les hommes "se sont-ils donnés des superieurs si ce n'est pour les défendre contre l'oppression et protéger leurs biens,leurs libertés et leurs vies..". Il provoque, critique, et parle avec ironie pour montrer l'absurdité de cette question, puisque la réponse en est évidente, selon lui. Il continue l'argumentation avec une série de questions consécutives qui critiquent le pouvoir absolu, et qui montre qu' un ennemi ne peux pas être pire qu'un chef qui leur prend leurs libertés. Enfin, la dernière partie de sonargumentation est en quelques sorte une morale, où il exagère, et illustre ses propos avec la citation de Pline qui ne fait que confirmer ce qu'il pense.

Dans sa première phrase, quand Rousseau écrit "un maître absolu" il entend par là, un chef qui exerce un pouvoir arbitraire, une autorité dont les pouvoirs sont sans limites, un pouvoir oppressif qui n'émane pas de la volonté générale. Par conséquentla liberté du peuple est niée, et le maître s'impose par la force. Il emploi ce terme pour insister sur l'oppression que peut avoir un tel maître envers son peuple. On distingue alors plusieurs formes d'oppression, tout d'abord le despotisme qui est le régime dans lequel le pouvoir est aux mains d'un seul homme, aux dépends du peuple sur lequel il exerce son autorité. Mais aussi la tyrannie quiest un despotisme dur, injuste et cruel où règne la loi de l'arbitraire. Quant au totalitarisme, forme d'oppression moderne, c'est un régime qui s'installe au mépris des plus élémentaires droits humains, avec des règles arbitraires et changeantes. L'Etat se dote d'une police puissante et d'un arsenal répressif pour faire régner la terreur et éliminer les opposants. La diversité des opinions estinterdite et un parti unique détient le pouvoir à tous les niveaux de l'Etat. Le totalitarisme se distingue aussi par la volonté de faire émerger un homme nouveau.
Ensuite, il emploi le terme "se voir à la discrétion de l'autre" ce qui signifie être dans l'ombre de quelqu'un, de l'autre. Être caché par sa puissance, sa différence de statut, dans une hiérarchie sociale....
Par ailleurs, dans sa...
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