La mort

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  • Publié le : 23 mai 2010
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LA MORT ET LE MOURIR






La mort se présente à nous comme partie intégrante du système vivant.
« La mort fait partie intégrante du système sélectionné dans le monde animal et dans son évolution » Jacob, La logique du vivant

La mort est un phénomène culturel : transcrit passage de la nature à la culture. sépulture. La vie de l’homme est une vie « avec » les morts.Difficultés de penser sa mort :
* « La pensée à beau tenter de faire de la mort un objet, elle ne parvient pas à s’insérer, elle est impuissante », Jankélévitch, La mort
* « Le fait est qu’il nous est absolument impossible de nous représenter notre propre mort (…) dans son inconscient chacun est persuadé de sa propre immortalité », Freud, Essais de Psychanalyse

La mort est la mort dela mort : Epicuriens
Or pour Spinoza, la philosophie est méditation de la vie, sur l’Esprit dans sa plénitude : « L’homme libre ne pense à rien moins qu’à la mort, et sa sagesse n’est point une méditation de la mort, mais de la vie ». Spinoza, Ethique.

Pour Sartre, la mort est étrangère à mon existence, elle ne fait l’objet d’aucune expérience. Elle n’est pas inscrite dans le fil de notrevie, elle est tout simplement à la fin. La mort est étrangère au pour-soi.

Pour Heidegger, il faut tenter de retrouver la mort au plus profond de nous même. Notre vie est banale, fait de « on » anonymes : « on vit, on meurt ». Pour exister réellement il faut accepter son angoisse devant la mort, pour être mis face à une donnée fondamentale de ma vie. La mort doit être saisie comme forme mêmede toute l’existence, car à chaque instant ma mort est présente.
« Dans l’angoisse de la mort, la réalité humaine est mise en présence d’elle même, comme livrée à sa possibilité indépassable. Le ‘on’ prend soin de convertir cette angoisse, d’en faire une simple crainte devant un quelconque événement qui approche », Être et Temps, Qu’est ce que la Métaphysique ?

Pour Shopenhauer, l’idée dela mort est importante : elle amène l’homme à s’interroger sur le sens de l’existence. « Si notre vie était infinie et sans douleur, il n’arriverait à personne de se demander pourquoi le monde existe, et pourquoi il a précisément telle nature particulière », Le Monde comme volonté et comme représentation.


Parce que je suis fini et mortel, je dois précisément agir. La saisie de ma finitudeet de ma mort n’a de sens que si elle me pousse à l’action, comme invitation à réaliser mes fins dans le monde.






Paradoxe de la mort et aporie du mourir
Mort : objet d’une préoccupation commune, nécessité inévitable + obscurité la plus opaque.
Archéologie plus anthropologie : pas de culture humaine sans rituel funéraire
La mort est régie par une morale (mœurs) dont lafonction est la stabilisation de l’ordre social : s’étend à la conduite collective à l’égard des morts et de leurs proches mais aussi à l’attitude subjective du mourant face à sa mort : prescription de s’y préparer.
* Le mourir : expérience personnelle mais mise en forme par l’ordre social. La mort comme anéantissement indirectement reconnue. Désir de nier la mort.
* Connaissance empiriquede la mort : conjoncture incomplète et indéterminable. Epicure, Lettre à Ménécée : Vivant, la mort n’est pas, mort je ne suis plus : pas de rencontre humaine entre conscience humaine et mort. l’expérience de la mort est la mort de l’expérience. Pensée de la mort dans sa possibilité : esprit condamné à l’incertitude plusieurs représentation dont aucune ne peut prétendre à être plus objective.Représentations de la mort :
* mourir, c’est passer d’un état à un autre
* mourir, c’est vivre un événement décisif, avènement d’une vérité
* mourir, c’est subir l’expérience du néant

« La mort est comme un trou dans le savoir et l’expérience, mais inattingible » Lacan.
Impossibilité qui laisse place à une réflexion sur la portée éthique du mourir.
La médecine peut...
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