La recherche

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  • Publié le : 11 mars 2010
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Projet professionnel : Biologie Végétal.
Les débouchées :
-l'agronomie
-l'agro-alimentaire et les produits végétaux
-la pharmacologie / cosmétologie (parcours + chimie / biochimie)
-l'environnement
-La recherche (inra, cemagref, labo U)


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Michel, 52 ans, chercheur en biologie végétale
{draw:frame} Curieux, Michel a toujours voulu comprendre lefonctionnement du vivant. Un désir qu’il assouvit à travers son métier de chercheur en biologievégétale, science utilisée dans des domaines très variés.
En quoi consiste votre métier ?
Je suis chercheur en biologie végétale et responsable scientifique du Groupe de Recherches Appliquées en Phytotechnologie. Ce groupe pluridisciplinaire composé de biologistes, et d’une équipe technique (informaticiens,électroniciens et électromécaniciens) est chargée de la mise en œuvre d’expériences sur des végétaux pour différents partenaires. Dans ce cadre, je joue le rôle d’interface entre l’équipe technique et les clients commanditaires des recherches.
Sur quelle installation travaillez-vous ?
Je travaille sur une installation labellisée par différents organismes de recherche (INRA, CNRS, INSERM,CEA) dans laquelle on cultive des végétaux en conditions d’environnement contrôlées, en particulier au niveau de la composition de l’air. L’installation permet de travailler sur de nombreuses problématiques : on y étudie par exemple comment les végétaux réagissent au stress. On peut y conduire environ une dizaine d’expériences en parallèle sur différentes thématiques. Les études sont réalisées pourdes recherches internes ou à la demande d’organismes extérieurs.
Comment se déroulent ces recherches ?
Dans la majorité des cas, le chercheur vient me voir et m’expose les problématiques sur lesquelles il souhaiterait travailler. De là, je mets en place les expériences en liaison avec l’équipe technique et je m’assure de leur bon déroulement.
Travaillez-vous toujours sur les mêmesthématiques ?
De nombreux domaines très variés sont concernés ! Par exemple, elles sont intéressantes pour des recherches en nutrition car on peut fabriquer de la matière végétale marquée avec des isotopes stables. Le marquage permet de suivre l’assimilation de cette matière dans le corps après ingestion. Les études de marquages servent aussi en toxicologie pour comprendre le mode d’action de moléculestoxiques pour l’homme, par exemple les mycotoxines fabriquées par des champignons.
Pourquoi avoir choisi cette spécialité ?
Le métier de chercheur m’intéresse car je suis d’un tempérament curieux et j’ai toujours eu envie de comprendre le fonctionnement du vivant. Un professeur passionné que j’ai eu à l’université m’a donné envie de faire de la biologie.
Qu’appréciez-vous le plus dansvotre métier ?
Dans mon poste, ce qui est intéressant c’est la variété des problématiques traitées. Comme on l’a vu, on peut par exemple travailler pour des domaines aussi différents que la nutrition ou la toxicologie.
Et qu’appréciez-vous le moins ?
Le revers de la médaille c’est que l’on ne peut pas aller au bout des recherches dans des domaines aussi variés. Cela peut entraîner unecertaine frustration.
Quel conseil donneriez-vous aux jeunes qui souhaiteraient se lancer dans la recherche ?
C’est un métier qui demande beaucoup de rigueur et de sens critique. Il faut avoir un certain recul vis-à-vis des résultats, savoir se remettre en question, douter. C’est essentiel pour faire avancer les choses. Les chercheurs sont un peu des détectives. Il faut vraiment être passionnécar c’est unmétier qui peut-être décourageant, lorsque parfois on travaille des semaines sur de mauvaises pistes. Il faut avoir le « feu sacré ».
_Propos recueillis par Diane _Dussud
Anne, chercheuse en biologie végétale
Anne, chercheuse en biologie végétale au Centre d'Etudes et de Valorisation des Algues, met en valeur les propriétés des algues utilisables dans ce secteur. Elle prévoit...
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