La socialisation

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  • Publié le : 24 avril 2011
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LA SOCIALISATION
ET L’ISOLEMENT SOCIAL

Avant même d’interagir avec autrui, sa simple présence modifie notre activité physiologique.

Ex : Je suis seul dans une salle d’attente ou avec quelqu’un dans une salle d’attente.

Mes réactions physiologiques vont être différentes, mon comportement va être différent.
Cette réaction là est quasiment instinctive chez l’être humain.

Dès la vieintra-utérine, nous avons des relations les uns avec les autres.
Dès l’enfance, nous partageons des choses avec autrui.

Cette influence que nous avons les uns sur l’autres, c’est véritablement une nécessité.
Certains diront : « c’est parce que nous sommes attachés à autrui, que nous interagissons avec autrui, que nous pouvons nous développer normalement ».

Que se passerait-il si nous n’avionspas ces relations avec autrui ?

Pour cela, nous disposons de 2 types de faits :

- C’est le cas d’individu, d’enfants qui n’auraient pas évolués parmi des êtres humains mais qui auraient été élevés par des animaux.

- C’est le cas d’enfants qui auraient été à un moment de leur vie, isolés de leur environnement socio-culturel.

I. LA QUESTION DES ENFANTS SAUVAGES

ZINGG arépertorié en 1940, tous les cas connus, d’enfants élevés par une espèce animale.

Le souci qui est récurrent, c’est qu’en faite avec ces cas là, ils recouvrent plus de 7 siècles un peu partout dans le monde.
Du coup, il est très difficile d’avoir un regard objectif, de savoir vraiment ce qu’il s’est passé.

4 constantes apparaissent dans les observations faîtes sur ces enfants élevés par une espèceanimale :

- (1) Une socialisation animale s’est substituée à la socialisation humaine.
- (2) Ces enfants ne montrent plus de comportements typiquement humains.
- (3) Le développement physique de ces enfants montre une adaptation étonnante.
- (4) La récupération fut pratiquement impossible.
( Zingg conclut qu’un développement autre (animal) a remplacé le développement normal(humain).
Idée multiple = le contexte social et culturel détermine le développement psychique.

II. LE SYNDROME D’HOSPITALISME – SPITZ (1945)

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, les orphelinats sont combles.
Il y a des tas d’enfants qui se retrouvent sans famille.

Le personnel qui est à disposition, est un personnel qui est relativement peu qualifié et qui a à gérerbeaucoup plus d’enfants qu’ils ne peuvent en gérer.
Autrement dit, les soins qui sont donnés, sont des soins minimums.
Les enfants étaient nourris, lavés, logés et puis c’est tout.

Dans ces conditions là, Spitz note chez ces enfants :

- Une mortalité infantile plus grande.
- Des troubles moteurs, intellectuels et émotionnels.

Le syndrome d’hospitalisme = « État d’altération physiqueprofond qui s’installe
progressivement chez de très jeunes enfants placés en
institution ».

Il y a 2 explications possibles :

- Manque de stimulations perceptives de la part de l’environnement.
- Manque de stimulations sociales (surtout en qualité…).

BOWLBY (1969)distingue 3 stades au syndrome d’hospitalisme :

- 1) Le désespoir.
- 2) L’irritation.
- 3) L’indifférence.

III. LES EFFETS D’ISOLEMENT – HARLOW ET AL. (1959)

Expérience : Ils ont pris de jeunes singes et les ont placés dans diverses conditions
d’isolements.

Les jeunes singes (une fois qu’ils sont nés), nous pouvons les placer dans divers typesd’environnements.

Par exemple, nous pouvons :

- Les placer avec leur mère, autrement dit, ce sont des conditions d’existences tout à fait normales.

- Les placer avec d’autres singes du même âge (sans la présence de la mère). Ceci est une condition beaucoup plus extrême.

- Les placer avec une mère de substitution, donc isolement partiel.

Schéma : Les mères de substitutions (mère de...
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