La violence conjugale

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  • Publié le : 11 juin 2011
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Travail de philo

Les mythes sur la violence conjugale

La violence conjugale est souvent mal comprise par la société. En ce sens, plusieurs mythes se sont construits à partir de fausses croyances. Par exemple, certains disent que la violence conjugale est un nouveau problème social. C’est faux, car c’est un phénomène qui existe depuis très longtemps. Par contre, on l’a toléré pendantlongtemps. Au canada, on a commencé à le dénoncer à partir de 1968, lorsque la loi sur le divorce a été adoptée. Par ailleurs, on pourrait croire que la violence conjugale n’est pas très répandue. Cependant, environ le quart des femmes ont été victimes de violence de la part de leur ancien conjoint ou de leur conjoint actuel.

De plus, certains croient que l’alcool pousse les hommes àagresser leur conjointe. C’est plus ou moins vrai, car c’est prouvé qu’en effet, l’alcool peut engendrer un comportement violent. Par contre, c’est le désir de domination et de contrôle qui est la véritable cause de la violence. Par ailleurs, certains hommes peuvent accusés leur partenaire d’avoir provoqué l’agression. C’est seulement une façon de nier toute responsabilité à l’égard de leurcomportement violent. Une femme ne mérite jamais d’être battue, peu importe la raison.

Les facteurs qui contribuent à la violence conjugale

Il n’y a pas de facteurs qui engendrent directement la violence conjugale, car c’est un problème complexe. C’est un rassemblement de plusieurs facteurs différents, soit au niveau individuel, relationnel ou social, qui peut cause une telle situation. « Par exemple,voici certains facteurs de risque pour les femmes et les hommes :

• Être jeune;
• Vivre dans une union de fait;
• Avoir un partenaire qui boit beaucoup périodiquement;
• Violence psychologique dans la relation (moyen important de prédiction de la violence physique);
• Séparation conjugale (le risque d’être tuée est plus grand pour la femme après la séparation). »[1]La violence conjugale au Canada

Il est difficile d’établir un portrait complet de la situation au Canada, car elle reste souvent cachée. En effet, certaines victimes attendent des années avant de dénoncer leur agresseur et trop souvent, les agressions restent sous silence. Une femme peut avoir plusieurs raisons pour ne pas vouloir dénoncer son conjoint. Tout d’abord, elle peut vouloirpréserver la famille telle quelle et ne pas risquer de voir son conjoint mis en prison. Ensuite, plusieurs femmes sont persuadée que le système de justice pénale ne peut rien pour elles. Par ailleurs, une femme peut craindre la vengeance de l’agresseur, que ce soit contre elle ou contre ses proches. Souvent, la femme peut être dépendante de son conjoint sur le plan financier, ce qui l’empêche de s’ensortir. Finalement, les femmes perdent fréquemment confiance en elle en raison de la violence subite.

Il y a eu une enquête qui a permis d’amasser des données sur la violence conjugale au Canada. Cette enquête, appelée l’Enquête sociale générale sur la victimisation (1999), avait pour but de questionner 26 000 femmes et hommes sur leur expérience de violence et d’agression psychologique dansleurs relations actuelles ou passées. Ainsi, on a découvert que la violence était sensiblement aussi fréquente chez l’homme que chez la femme. Par contre, on a constaté que la violence subite par la femme est souvent plus sévère. « Par exemple, comparées aux hommes, les femmes ont :
• six fois plus de chances de signaler avoir été agressées sexuellement;
• cinq fois plus de chances designaler avoir été étouffées;
• cinq fois plus de chances d'avoir besoin de soins médicaux, suite à une agression;
• trois fois plus de chances de souffrir de blessures physiques suite à une agression;
• plus de deux fois plus de chances de signaler avoir été battues;
• presque deux fois plus de chances de signaler avoir été menacées d'une arme ou d'un couteau;
• beaucoup...
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