Le droit et la justice

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  • Publié le : 5 décembre 2013
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LE DROIT ET LA JUSTICE

3/ Rousseau (Le Contrat Social)
Rousseau va d'abord revenir sur la présentation de l'état de nature qu'avaient fait Hobbes et Locke. Il va décomposer ça en deux moments:
- un état de société sans loi (texte distribué), état politique
Au départ, l'état de nature est un état de différences d'Hommes qui se croisent sans s'affronter et qui n'ont donc pas l'occasionde se comparer. Tout est abondant, il n'y a donc pas besoin d'unir nos forces, de se battre car il y a assez pour tout le monde.
Dans une deuxième étape, nous sommes confrontés à la rareté, nous allons nous sédentariser. Cela va amener les Hommes à s'affronter et à se comparer. Ceci va entrainer l'obligation de partager puisque c'est rare, et donc les conflits et la violence.
Rousseau est d'uncôté plus optimiste que Hobbes car il ne met pas la violence dans la nature de l'Homme mais là où la comparaison et le partage existent.
De l'état de nature, il veut, comme Hobbes, l'égalité mais également la sécurité. Ce qui est incompatible comme nous l'avions montré.

"Sitôt qu'un homme se compare aux autres il devient nécessairement leur ennemi" dans l'état sans lois, les hommes sesédentarisent et ont l'occasion de se comparer car ils vivent les uns à côtés des autres.
"car chacun voulant en son coeur être le plus puissant, le plus riche, le plus heureux, ne peut que regarder comme un ennemi secret quiconque ayant le même projet" => pour atteindre ces objectifs, l'homme en vient à rabaisser l'autre, il éprouve un certain plaisir à voir l'autre plus faible que nous. PourRousseau, puissance, bonheur et richesse sont toujours relatifs c'est-à-dire que chacun est heureux, puissant seulement relativement à celui qui est moins heureux ou moins puissant.
Celui qui recherche le bonheur ou la puissance, peut toujours être tenté de rabaisser le bonheur ou la puissance de l'autre afin d'assurer son bonheur et sa puissance personnelle.
exemple: Un homme qui regarde les riches sesentira triste car il dira que ceux-ci sont plus puissants et plus heureux mais s'il regarde un clochard, il sera content de voir qu'il réussi à vivre mieux que lui. C'est ça qui, d'après Rousseau, est source de conflits entre les Hommes.
exemple: On ne se disputera pas pour respirer l'oxygène qui nous entoure puisqu'il est abondant. Nous nous disputons pour ce qui est rare.
Rousseauconsidère que les sentiments ne sont donc que "apparences" ou "feintes" qui n'ont pour but que de rabaisser l'autre. En effet, je feins de préférer l'autre à moi afin qu'il ne se méfie pas et afin qu'il me soit plus facile de le rabaisser.
La rareté conduit chaque homme à avoir besoin de son semblable. Alors qu'il était tenté, pour affirmer son bonheur et sa puissance, de rabaisser l'autre, l'homme estégalement contraint de porter assistance à l'autre (de s'unir à lui) car il en a besoin. Pour Rousseau, la cohésion sociale n'est qu'une apparence, elle ne repose pas sur l'amour ou l'amitié entre les hommes mais sur une compétition dont les conséquences violentes sont annulées par la coopération nécessaire des hommes ayant besoin les uns des autres.
Pour Rousseau, les facultés intellectuelles del'homme vont se développer à partir de cette deuxième étape car chacun va développer des stratégies pour vaincre l'autre par l'intelligence et non par la force car il a besoin de le garder en vie.

Il faut garantir au peuple qu'il n'aura pas à subir les excès du souverain.
1ère mesure => donner le pouvoir législatif au peuple, on peut donner la toute puissance au législatif car on sait quele peuple n'usera pas de se pouvoir pour se nuire lui-même.
Pour Rousseau, il faut éviter que les lois voulues par la majorité soient nuisibles pour la minorité. Dans ce cas, on va contraindre le pouvoir législatif à gouverner à l'aide de lois générales (qui s'applique à tous) de telle sorte que si la majorité voulait des lois nuisibles à la minorité, elle se nuirait à elle-même puisqu'elle...