Le formalisme russe

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LE FORMALISME RUSSE

INTRODUCTION :
- extension et compréhension en mathématiques
- le principal enjeu du formalisme
- opoïaz

I. UNE QUETE DE SCIENTIFICITE

1/ La langue poétique.
- procédés
- poésie et science du langage
- sens et sensibilité

2/ Théorie de la prose.
- littéralité
- classification
- skaz

3/ Construction du sujet de l’œuvre.
- forme et contenudans l’œuvre d’art
- sujet, fable, procédé et matériau
- les limites du système

II. RYTHME , ART ET ESTHETIQUE

1/ La résolution des oppositions et contradictions antérieures.
- le rythme comme facteur constructif
- la différence entre prose et poésie
- l’intention esthétique

2/ La défamiliarisation, clé de voûte de la conception formaliste de l’art.
- art et vie
- le procédé :défamiliarisation

3/ La fonction de l’art.

CONCLUSION
- contexte positiviste et approche philosophique
- linguistique, formalisme et structuralisme
- la contextualisation évacuée : un manque ?
- ancrage personnel : similitudes avec l’esthétique du mouvement

BIBLIOGRAPHIE

INTRODUCTION

- Maths : ensemble A en extension : A = {5, 10, 15, …995}
en compréhension : A = {x C lN, x/5C lN, x < 1000}
La formalisation est inhérente à une pluralité d’activités humaines. Il n’y a aucune raison que la littérature y échappe.

- Enjeu du formalisme

L’œuvre littéraire peut s’analyser en référence à d’autres domaines que celui du langage : vie, milieu, société, histoire,… Il s’agit de l’école dite « sociologique » (Sakouline, Piksanov,…), appelée également « éclectique » par lesformalistes.
Or les formalistes refusent ce point de vue. Il considèrent la spécificité absolue du fait littéraire. C’est en cela que « le formalisme n’est pas une méthode, mais un principe » Eikhenbaum 1919 (Comment est fait le manteau de Gogol). Il vise à réconcilier le verbe et l’action.

L’enjeu principal est

la souveraineté de la science de la littérature

Cette centration sur lelangage sera l’objet de l’une des principales critiques marxistes : « l’analyse formelle est nécessaire, mais le formalisme reste un fétichisme du mot ». Trotsky 1924 (Littérature et révolution).

- Les formalistes sont regroupés au sein de OPOIAZ (общество изучения поетического языка), dont les principales thèses sont les suivantes :

Il n’y a pas de poète, ni d’homme de lettre, il y a lapoésie et la littérature.
L’histoire de la poésie est l’histoire du développement des procédés de la mise en forme verbale.
OPOIAZ étudie les lois de la production poétique.
Le principe qui établit le contenu ou l’objet du contenu doit être unique.
Ce principe étudie la littérature comme série spécifique de phénomènes.

L’école formelle étudie la littérature ICI et MAINTENANT , sans sepréoccuper de la genèse des œuvres, de l’histoire des auteurs, des contextes,…
La genèse constate le lien entre les phénomènes. Elle est écartée non parce qu’elle est inutile, mais parce qu’elle n’apporte aucune lumière du strict point de vue de l’œuvre.

L’école formelle ne se réduit pas à l’analyse quantitative des propriétés étymologiques et syntaxiques des œuvres (elle ne serait alors qu’unoutil)…
… MAIS cherche à construire une théorie et une histoire de la littérature comme science autonome (c’est là que réside son caractère révolutionnaire).


I. UNE QUETE DE SCIENTIFICITE

1/ La langue poétique.

- La notion de procédé : pour Chklovski, la création d’une poétique scientifique passe par un rapport à la linguistique. En 1917, il écrit « l’art comme procédé », véritablemanifeste de l’OPOIAZ. Il y montre à partir d’un poème d’amour de Pouchkine que l’effet poétique provient d’un subtil jeu de rapports sémantiques et grammaticaux, et non de l’image. L’image est ici entendue comme potentiel de perceptions, à la base de l’énergie créatrice de la langue.

- Poésie et science du langage : la poésie est le langage dans sa fonction esthétique (Jakobson)....
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