Le grand canyon

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  • Publié le : 24 avril 2010
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Âgé de vingt ans, sur une période d'arrêt d’études, j'ai décidé de partir avec mon sac au dos pour voir où il allait me mener. J'étais dans une auberge de jeunesse à Flagstaff en Arizona, quand j’ai décidé spontanément de voir le Grand Canyon. Mon plan était de faire une excursion à partir du haut du canyon et de descendre jusqu’à la rivière Colorado puis, de revenir. Ce que je n'avais pascompris, c'est que ce genre d’excursion n'est pas un simple test d'aptitude aérobique ou un désir personnel. Non, c'était une sorte d'autodestruction brutale. Les deux jours suivant de randonnée dans le canyon m’on laissé étourdi et diminué.
Le premier jour, j’ai marché et fais de l’auto-stop, de Flagstaff, j’ai parcouru huit kilomètres avant la tombé de la nuit. Je suis parti le lendemain matin versla rivière, et ma condition physique s'est rapidement détériorée. Tout d'abord, les semelles de mes bottes rompirent et battait sur mes pieds à chaque pas que faisais. Les ampoules sur mes pieds me faisaient mal en permanence. Les courroies de mon sac à dos se sont déchirées sur mes omoplates. Ma concentration est restée sur le chemin droit devant moi. Je savais que si je perdais laconcentration, à n'importe quel moment du voyage je pourrais tomber en bas. Au moins, avec le panorama qui m’entourait, il était plus facile d'oublier la douleur.
Dans le canyon, mon environnement était en constante mutation. A un moment, je suivais un sentier tortueux sale sous le couvert de la lumière des arbres, avec des cerfs errant, le gazouillis des oiseaux et de petits mammifères qui se sauvaient.Puis, soudain, j'étais sur un rebord de sable qui suivait un cours d'eau qui coupe entre les hautes murailles de roches rouges. Je ne voyais pas trois pieds devant moi, là où étais le mur courbée par le courant. Puis, après le tournant, les murs se sont ouverts sur une gorge majestueuse qui était verte et luxuriante. Un peu plus loin, comme j'ai regardé en bas, j’ai pu voir le sentier sinueux dansla gorge et finalement le voir disparaître.
Finalement, j'ai atteins un ranch fantôme au fond du canyon. Il sert de lieu de repos des di-randonneurs dur et est si populaire que les gens ont dû réserver des années à l’avance. Au ranch, j'ai rencontré deux types de personnes. Il y avait des couples de retraités qui sont des randonneurs passionnés et qui ont réservé deux ans d’avances. Certains,que j'ai rencontrés avaient escaladé le mont Everest. Et puis, il y avait ceux qui travaillent au ranch. La plupart d'entre eux ne quittent pas le canyon pendant des mois parce que la seule issue est une épuisante vingtaine de kilomètres ou un tour assez cher sur le dos d'un mulet. Pour ajouter a leur isolement, les communications sont pratiquement inexistants. Le garde forestier a une radio et untéléphone d'urgence.
J'ai parlé avec l'homme qui travaille à la cantine. Il parlait lentement, dans la trentaine, grand et mince, avec une expression impassible. Alors qu’en poussant sur bout de bois avec un pic d'acier, il parle encore et encore de tous les gens qu'il connaissait qui était mort dans le canyon. Une fois, des parents ont laissée leur fillette de trois ans, marche seul, et elle àmarcher droit vers le bord. Une autre fois, un couple a tenté une randonnée loin à l’ouest, à court d'eau, ils sont morts. Il continuait de gosser son bout de bois avec son pic d’acier. Puis il y a eu le gars qui a été frappé au large de la pointe par l'un des moutons. Dans ma tête, j'ai crié, arrêter «! S'il vous plaît arrêtez! »
Si un randonneur est fatigué au fond du canyon, il est en gravedifficulté. Le problème était que je me trouvais dans cette situation. En remontant, j'ai rencontré un mouflon d'Amérique sur une corniche étroite. Il voulait aller là où j'étais, et je voulais aller où il était mais, il n'y avait pas de place pour passer. Après de longues minutes à regarder le mouton je me suis engager dans la descente. Ont se nuisait l’un l’autre, puis tout d'un coup, et il a...
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