Le mal

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  • Publié le : 9 décembre 2013
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 L’humain a toujours été décrit depuis des siècles comme étant un être bon. Cela m’a permis de me questionner sur le côté sombre de notre être qui n’est pas toujours mis de l’avant par les écrivains et philosophes grecques d’il y a de nombreux siècles. Le mal, cette notion parfois trouble chez l’humain, qu’en est-il exactement? Qu’est-ce que le mal? Tout d’abord, une définition des concepts clésde cette problématique est primordiale pour mieux comprendre réellement le sens de cette question. Ensuite, les visons du mal de philosophes grecs tels que Socrate (défini d’après Platon) et Augustin seront exposés pour ensuite reformuler plus adéquatement la problématique et finalement donner mon avis personnel sur la question basé sur ma réflexion préalable sur ce phénomène.

Tout d’abord,ce qui est implicite à travers le terme « qu’est-ce que » est la nature du thème étudié ici présent, soit le mal. Par le terme « nature », on entend ici l’essence, les attributs fondamentaux d’une chose. La chose en question est ici le mal comme mentionné précédemment. Quant au mal, il est assez ardu de lui donner une définition claire et exacte lorsque nous prenons en compte que c’est un termeuniversel et que sa définition peut être propre à chaque individu en fonction de ses valeurs ou ses croyances. Tout de même, on peut, de façon large, définir le mal comme étant un certain type d'événements, de comportements ou d'états de fait jugés nuisibles, destructeurs ou immoraux. Ces concepts clés maintenant devenus explicites permettent de mieux comprendre la problématique et d’avoir une visionplus claire des termes dégagés à travers cette question.

La vision de Socrate et celle d’Augustin, qui sont deux des philosophes de la tradition gréco-latine qui ont réfléchi sur la notion du mal, sont assez différentes et représentent bien l’ambiguïté du thème et de sa nature.

Premièrement, Socrate déclare (d’après Platon) que « nul n’est méchant volontairement ». Selon lui, la naturehumaine est une inclinaison au bien. Le mal en tant que tel est causé par l’ignorance, par une méconnaissance de ce qui est réellement bien. En réalité, cette vision du mal, tout de même considéré par plusieurs comme étant optimiste, peut se résumer ainsi : je veux ce que je pense être bien, mais la passion m’aveugle et me voici donc faire le mal sans vouloir ce dernier, mais son contraire. AvecSocrate, on ne reconnaît personne comme étant « méchant ». Dans cette vision par exemple, un tyran aspire au bien de son peuple, mais sa conception du bien collectif n’est pas celle de la raison ou de l’intelligence, mais plutôt des pulsions. On peut donc conclure que, d’après Socrate (selon ce qui nous a été transmis par Platon qui partage d’ailleurs un avis similaire), la nature du mal estl’ignorance ou même l’innocence de l’homme, et non par comme un acte volontaire en soi. Cette vision peut être argumentée en mentionnant qu'elle ne prend pas assez en compte la complexité des intentions humaines. Elle ne fait que simplifier les explications de ce qui cause le mal, elle réduit le mal à un accident, à une éventualité que, dans le cas où elle se produirait, on ne doive pas accuser l'homme nila pureté de ses intentions.

Ensuite, la vision d’Augustin est assez différente. Il faut dès le départ mentionner qu’Augustin est très croyant. Sa vision nie le fait que le mal ne peut être commis sans intérêts. En d’autres mots, ce n’est pas nécessairement un acte involontaire causé par de l’ignorance. D’après lui, le mal ne doit pas être conçu par opposition au bien. Augustin pense plutôtque le mal est une déficience de l’être. Selon Augustin, l’homme est bon s’il contemple le monde dans la perspective de Dieu, mais il tombe dans le péché quand il voit le monde dans la perspective des hommes. Il mentionne dans son écrit nommé Les Confessions qu’« ainsi l’âme devient adultère, lorsque, détournée de vous, elle cherche hors de vous ce qu’elle ne trouve, pur et sans mélange, qu’en...
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