Le tibet et son appartenance a la chine

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  • Publié le : 22 août 2010
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Il est bien évident que le problème de l’appartenance du Tibet à la Chine n’est pas simple, sinon on n’en parlerait pas.
Les différences de points de vue, (Le Tibet appartient, a appartenu oui on non à la Chine) reposent sur l’interprétation de deux concepts.
L’un est géographique, donc assez simple, qu’est ce que le Tibet.
L’autre est la différence entre le concept féodal de suzeraineté,opposé à celui plus moderne de souveraineté. Pratiquement jusqu’à la République Chinoise, l’empire Qing était un état féodal (les communistes ont souvent utilisé ce mot dans un sens un peu péjoratif pour justifier la suppression de l’ancien régime).

Un petit aparté tout d’abord.
Ta question ne concerne que la partie historique, (La Tibet a t il appartenu à la Chine), et pas du tout « est ceque le Tibet doit appartenir à la Chine.
Faisons néanmoins un sort rapide à ce point.
Il n’y a pas à ma connaissance de loi ou de règle internationale pour savoir si une région doit appartenir à un pays ou à un autre.
Une cour internationale peut par contre être saisie pour régler des différents frontaliers. Cela a par exemple été le cas récemment au sujet du temple de Prahat Viharan (onprononce « pra – vir») qui, à mon grand regret, à été attribué au Cambodge plutôt qu’à la Thaïlande.
Aucun jugement de ce genre clair n’a été rendu au sujet du Tibet.
L’ONU ne mentionne pas non plus le Tibet dans la liste des « pays et régions à décoloniser » (2008) même si l’ONU a adopté précédemment des résolutions concernant des violations des droits fondamentaux des peuples. Note que cesrésolutions ne sont que des recommandations et n’ont aucun caractère contraignant.
Pour déterminer l’appartenance d’une région à un pays, il est aussi courant de se référer à la reconnaissance par la communauté des autres pays du globe. Le Tibet est revendiqué par la Chine et par le « gouvernement Tibétain en exile». Ce dernier n’est reconnu par aucun pays, le Dalai Lama en est le président. Note que leDalaï
Lama n’est jamais reçu en temps que chef de son gouvernement en exile, mais en temps que prix Nobel de la paix.
Note aussi que quand le Dalai Lama affirme qu’il ne veut pas l’indépendance du Tibet, mais seulement une plus grande autonomie, il est pour moi comme Janus, le dieu romain à 2 têtes, car le site du gouvernement du Tibet en exile dont il est le président, affirme exactement lecontraire.

Revenons maintenant à l’histoire.

Songtsen Gampo
Songtsen Gampo est le nom à retenir. C’est un chef de tribut qui unifie le Tibet et conquiert un vaste empire sur le toit du monde et fonde sa capital Lhassa. Il vivait au début du 7eme siècle, il est mort vers 650.
On considère quelquefois Songtsen Gampo comme l’un des grands conquérants au même titre qu’Alexandre, César, GengisKhan ou Tamerlan.
Il eu plusieurs épouses dont la princesse Wencheng, nièce de l’empereur de Chine (dynastie Tang). La république Populaire exagère largement en considèrant ce mariage comme le premier élément de la vassalité du Tibet. En fait, Songtsen Gampo à mené une politique matrimoniale active dont Wenchen ne fut qu’un des éléments. Songtsen Gampo ayant battu les Tang, leur imposa cemariage. Plus tard, Wenchen est devenu une princesse de légende, responsable de l’introduction du bouddhisme au Tibet, sujet de plusieurs œuvres littéraires, certaines à caractère propagandiste.

Passons rapidement la succession des rois Tibétains et ses deux principales dynasties (Yarlung et Tubo) période pendant laquelle le Tibet était incontestablement indépendant.

La dynastie Yuan – TibetChinois
Au début du 13eme siècle Gengis Khan, le grand conquérant mongol, dont on dit qu’il était un petit-fils de Songtsen Gampo envahit le Tibet. Son petit-fils Kubilai Khan, premier empereur de la dynastie mongol Yuan, Kubilai Khan qui a reçu Marco Polo, incorpore le Tibet à l’empire chinois et y délègue le pouvoir aux Sakya, un courant monastique bouddhiste local et s’appuie sur les réseaux...
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